Réforme de l’épargne retraite

Réforme de l’épargne retraite

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a annoncé début mai 2018 une réforme de l’épargne retraite. Son but ? Rendre plus attractifs ces produits d’épargne afin d’inciter les Français à y placer leur argent, plutôt que sur une assurance vie ou un livret A. Voici un tour d’horizon des changements annoncés par le gouvernement.

Les mesures de la future réforme de l’épargne retraite

Harmonisation des fiscalités

Bruno Le Maire a annoncé que la fiscalité des différents produits d’épargne retraite va être harmonisée pour les versements volontaires des salariés.  Tous ces dispositifs y compris le Perco bénéficieront d’une fiscalité attractive à l’entrée : les versements volontaires effectué par l’épargnant seront déductibles du revenu imposable (au même titre que le Perp, le contrat Madelin ou les versements volontaires sur un Article 83)

Cette déduction fiscale se fera dans la limite des plafonds existants (soit 30.000 euros par an pour un Perp par exemple) et permettra à l’épargnant de réduire son impôt sur le revenu l’année de la réalisation des versements. En revanche, les rachats en capital seront imposés à l’impôt sur le revenu sur l’ensemble du capital, et pas seulement sur les gains engrangés. Cela semble logique en ce sens ou les versement auront permis une baisse de l’imposition. Il en sera de même pour les rentes, sachant que celles-ci bénéficient d’un abattement de 10%.

Assouplir les conditions de sortie

Une autre mesure phare annoncée par Bruno Le Maire est la possibilité de récupérer le fruit de son épargne volontaire, mais aussi de l’intéressement et de la participation, soit en capital soit en rente.

Les conditions de sortie vont être assouplies puisqu’il sera désormais possible de sortir à 100% en capital.  Jusqu’à présent, la sortie en capital était limitée à 20% pour les Perp et était impossible pour les contrats Madelin réservés aux indépendants et pour l’article 83.  Le choix de la sortie en rente restera toutefois plus avantageux fiscalement.

Par ailleurs, alors que les sommes versées sont normalement bloquées jusqu’à la retraite, il sera désormais possible de sortir de manière anticipée en cas d’acquisition d’une résidence principale. Cette possibilité, jusque-là réservée aux Perco, sera étendue à tous les produits d’épargne retraite.

Faciliter les transferts

Bruno Le Maire a annoncé que les épargnants auront la possibilité de transférer librement leur épargne d’un produit à l’autre. Ces transferts seront facilités et les frais facturés seront plafonnés.
Le ministre de l’Économie a aussi indiqué que la portabilité entre les différents produits d’épargne retraite (Perp, Perco, contrat Madelin et article 83) serait assurée.  Cela signifie qu’il sera possible de conserver son compte épargne retraite, même quand on change d’entreprise ou de métier (ce qui n’était pas toujours possible jusqu’à présent).

D’autre part, votre conjoint pourra systématiquement bénéficier d’une option de réversion, alors que celle-ci était auparavant limitée à certains contrats.

« Doper » la performance des contrats retraite

doper les performance des contrats retraiteEnfin, cette réforme de l’épargne retraite prévoit de rendre ces produits d’épargne plus performants en intégrant une option de gestion « pilotée » à tous les contrats.  Cette option consistera à allouer le portefeuille de façon à rechercher davantage de performance (en investissant sur des actifs plus risqués tels que les actions) les premières années, puis à sécuriser progressivement l’épargne à mesure que la date de la retraite approche.

Ces différentes mesures visant à booster ces placements seront intégrées au projet de loi Pacte qui doit être officiellement présenté fin mai-début juin.

Reste à savoir si le plan du gouvernement suffira à détourner les Français de leur placement préféré, à savoir l’assurance vie…

A noter : il est par ailleurs prévu que l’assurance vie si chère aux épargnants français soit elle aussi réformée dans le cadre de la loi Pacte et ce, afin de développer les fonds euro-croissance. Bruno Le Maire avait indiqué en mars 2018 que le rendement de ces fonds pourrait être bonifié en cas d’engagements d’investissement à long terme, en particulier dans les PME

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