Clap de fin pour le Crédit Foncier

Clap de fin pour le Crédit Foncier

Clap de fin pour le Crédit Foncier

Lourdement affecté par la crise de la dette grecque en 2011, puis lesté par le contexte de taux bas, le Crédit Foncier se voit notifier par sa maison mère, le groupe BPCE, son démantèlement, suivant le sort réservé aux spécialistes du prêt immobilier.

BPCE : la complexe intégration des activités du Crédit Foncier

Clap de fin pour le Crédit FoncierLe nouveau patron de la BPCE a présenté ses premières directives par rapport à la stratégie de l’établissement bancaire à suivre. L’une d’elles concerne le Crédit Foncier, filiale à 100 % du groupe BPCE et dernière entité spécialisée dans le crédit immobilier de l’hexagone. Ses activités vont être intégrées au sein de l’établissement mutualiste, une source interne soulignant que « le modèle spécialisé du Crédit Foncier qui se refinance exclusivement sur les marchés n’avait plus d’avenir. La perspective d’un retour à la normale du crédit – après deux années de production exceptionnelles – aurait pu le mettre encore davantage en difficulté. Mieux vaut gérer ce problème aujourd’hui alors que BPCE se porte bien et qu’il est en capacité de reclasser les salariés. ». L’idée est que les banques régionales bénéficient de la force commerciale du Crédit Foncier sans qu’elles aient à subir sa concurrence.

Le Crédit Foncier rejoint le cimetière des spécialistes du prêt immobilier

Clap de fin pour le Crédit FoncierLes banques spécialisées dans l’immobilier en France ont toutes été confrontées à une absence de taille critique ou à une incapacité de refinancement à des conditions durables. Aucune n’a survécu, le Crédit Foncier rejoignant le sort du Crédit Immobilier de France, de la Hénin, de l’UCB, de Woolich ou encore du Comptoir des Entrepreneurs (Enténial). Henry Buzy-Cazaux, président de l’Institut du Management des Services Immobiliers, s’interroge sur l’extinction de ces établissements spécialisés sans qui « ni l’accession populaire à la propriété ni l’investissement locatif privé n’auraient eu la même vigueur depuis des décennies ». Et de rappeler que le Crédit Foncier « exigeait une expertise pour les financements d’un montant élevé », pratique prudentielle rarement appliquée ailleurs. Henry Buzy-Cazaux pose la question centrale : « les généralistes ont-ils acquis les compétences des spécialistes ? ».

D’un point de vue plus pragmatique, les banques régionales du groupe BPCE devraient récupérer 6 milliards de liquidités sur les 8 milliards qu’injecte la fermeture de la filiale. Un coup de pouce bienvenu pour renforcer leur stratégie de croissance.

Source : banques-en-ligne.fr

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