Actions, obligations, gestion profilée… les meilleurs supports pour votre assurance vie

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Seulement 1,08% en 2020 et probablement 0,90% en 2021. La rémunération moyenne du fonds euros, le support à capital garanti de l’assurance vie, s’affiche chaque année un peu plus en berne selon Facts & Figures. Dans son baromètre 2021 de l’épargne vie individuelle, le cabinet de conseil spécialisé dans le secteur de l’assurance observe que l’érosion du rendement servi touche aussi bien les contrats d’épargne standard (1.100 euros de collecte annuelle moyenne), réservés au grand public, que les contrats patrimoniaux (4.800 euros de collecte par an et 65.000 euros d’encours moyen) et les contrats haut de gamme, dits de gestion privée (21.000 euros de collecte annuelle moyenne et 195.000 euros d’encours moyen). Ainsi, alors que les premiers ont offert un taux moyen de 1,03% en 2020, les contrats réservés à une clientèle plus fortunée ont “seulement” généré des performances respectives de 1,12% et 1,18% pour les contrats patrimoniaux et gestion privée. “On arrête de valoriser les clients aisés”, pointe Cyrille Chartier-Kastler, fondateur de Facts & Figures.

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Seule solution désormais pour bénéficier d’un rendement de faveur sur le fonds euros, “accepter une part significative d’unités de compte dans son contrat”, constate le cabinet. Autrement dit : souscrire majoritairement des supports risqués sur lesquels le capital n’est pas garanti pour profiter d’un bonus de rémunération sur le fonds euros de son contrat. Ce coup de pouce, loin d’être anodin, peut atteindre un maximum de 1,90% sur le fonds euros de SwissLife, faisant ainsi tripler la rémunération, de 0,80% à 2,70%, pour un taux d’UC supérieur à 60%.

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Les unités de compte, une option… obligatoire

Souscrire des unités de compte est d’ailleurs une solution imposée par les assureurs qui exigent depuis plusieurs années désormais un pourcentage minimum d’UC pour qu’un épargnant puisse alimenter le fonds euros de son contrat. Principal argument utilisé pour motiver les plus récalcitrants à la prise de risque inhérente aux unités de compte : une espérance de rendement bien plus élevée qu’avec le fonds euros, dont la composition en obligations – à 80% en moyenne -, le condamne à voir sa rémunération grignotée au fil des ans. En effet, le taux de l’Obligation assimilable du Trésor (OAT) 10 ans, sur laquelle sont indexés les rendements des obligations nouvellement souscrites par les assureurs, s’affiche encore dans le rouge (-0,074%) le 26 juillet. A l’inverse, les supports à capital non garanti peuvent miser sur des sous-jacents bien plus performants, actions en tête, sur le long terme.

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Afin d’évaluer l’intérêt pour l’épargnant de souscrire des unités de compte, Facts & Figures a comparé les performances de ces dernières avec le fonds euros. Le résultat saute aux yeux, à première vue : “Sur les 10 dernières années (2011-2020), Facts & Figures évalue la performance annuelle moyenne des UC à 3,23% et celle des fonds euros à 2,08%”. Et sur le dernier exercice étudié, en 2020, la rémunération brute moyenne des unités de compte confirme son avantage : 2,76%, soit 1,86% net de frais sur encours, contre 1,08% pour le fonds euros. Autant dire que la prise de risque, même dans une période loin d’être faste pour les marchés actions (-7,14% pour le CAC 40 en 2020), est restée payante. Mais tirer une telle généralité serait erroné pour Facts & Figures. Car si la performance annuelle du fonds euros sur 10 ans s’est cantonnée à seulement 2,1%, “seules 5 classes d’actifs sur 10 ont dépassé les 3% par an en moyenne sur la période” (2011-2020), soutient le cabinet.

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Les classes d’actifs à éviter

Pour mieux matérialiser la performance de chacun des supports étudiés, Facts & Figures a calculé combien un versement de 100 euros effectué en 2011 représentait à fin 2020. Et si ces 100 euros ne sont devenus “que” 122,8 euros au bout de 10 ans, soit un gain de 22,8 euros, s’ils ont été placés sur le fonds euros, certaines classes d’actifs ont été encore moins généreuses. C’est notamment le cas de la gestion profilée (gestion en fonction du niveau de risque supporté par l’épargnant) prudente, avec laquelle 100 euros investis n’aboutissent qu’à un gain de 14,2 euros 10 ans plus tard, et de la gestion flexible (mode de gestion plus souple) qui apporte des intérêts limités à 19,3 euros sur la période, pour des performances annuelles moyennes respectives de 1,3% et 1,8%. A peine supérieures, les performances des obligations internationales (26,9 euros de gain après 10 ans ; 2,4% de rendement annualisé), de la gestion profilée modérée (27,6 euros ; 2,5%) et des obligations Europe moyen long terme (28,1 euros ; 2,5%). Pour Cyrille Chartier-Kastler, l’ensemble de ces classes d’actifs ne se révèlent pas payantes : “Le différentiel de performance est trop faible pour justifier une prise de risque”, tranche-t-il, faisant notamment référence à un empilement de frais qui rognent la rentabilité des supports les plus prudents, comme pour la gestion flexible, où les frais internes courants (frais de gestion, frais courants) atteignent en moyenne 2,16%, et la gestion profilée (1,89% de frais internes courants).

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Les actions loin devant

Seuls 5 types d’unités de compte trouvent grâce aux yeux de l’expert, à savoir les obligations high yield (à haut rendement) internationales (39,9 euros de performance au bout de 10 ans ; 3,4% de rendement annuel), la gestion profilée agressive (46,7 euros ; 3,9%), les actions Europe (72,9 euros ; 5,6%), France (74,5 euros ; 5,7%) et enfin internationales (108,9 euros ; 7,6%). Sur une période plus courte de 5 ans (entre 2016 et 2020), le constat est peu ou prou identique, les actions internationales tirant une nouvelle fois leur épingle du jeu : pour 100 euros de versements en 2016, l’épargnant dispose en effet à fin 2020 de 146 euros, pour une performance annuelle moyenne de 7,9% et une “surperformance” de 6,37% par rapport au fonds euros (1,5%) sur la même période.

Les meilleures unités de compte du marché

Voici pour la moyenne des rendements des classes d’actifs étudiées. Mais quels supports choisir précisément parmi ceux disponibles pour le grand public ? Parmi les 50 unités de compte les plus fréquemment référencées dans les contrats d’assurance vie, Facts & Figures fait apparaître 5 UC particulièrement performantes : Echiquier World Equity Growth A de la Financière de l’Echiquier (13,83% de performance moyenne sur la période 2014-2020), Comgest Monde C de Comgest (12,93%), EdR Healthcare A EUR d’Edmond de Rothschild (10,49%), Mandarine Europe Microcap R de Mandarine Gestion (14,25%) et enfin R-co Valor F de ​​Rothschild & Co Asset Management (9,72%). Autant d’unités de compte à privilégier selon Cyrille Chartier-Kastler, même si ce dernier conseille avant tout de jouer la sécurité pour les épargnants déjà investis sur ces supports : “Sur les unités de compte, attention au niveau très élevé des marchés financiers, prévient l’expert. Il peut être opportun de réaliser une partie de la plus-value”, estime-t-il. Une manière de sécuriser les performances de certaines UC actions qui, jusqu’à leur arbitrage au sein du contrat, ne restent qu’hypothétiques. Et un retournement des marchés financiers, craint par de nombreux observateurs au vu des niveaux actuels de la Bourse, pourrait considérablement impacter ces plus-values latentes et mettre à mal la performance de votre contrat.

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Source Capital.fr

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