Ces 13 nouvelles aides destinées à soutenir financièrement les jeunes

Ces 13 nouvelles aides destinées à soutenir financièrement les jeunes

C’est un triste constat. La crise sanitaire a plongé une partie de la jeunesse dans de graves problèmes financiers. Étudiants privés de petits boulots, jeunes demandeurs d’emploi qui n’arrivent pas à décrocher un travail… Chaque jour, la longueur des files d’attente devant les locaux des associations pour la distribution de colis alimentaires en témoigne : cela fait des mois que des milliers de jeunes éprouvent des difficultés.

Dans ce contexte, les pouvoirs publics n’ont eu d’autres choix que de se montrer en inventifs pour proposer des dispositifs de soutien d’urgence : repas à un euro, aide spécifique jusqu’à 500 euros par mois, “chèque psy” pour des consultations avec un professionnel de santé, renforcement du Service civique… Aucun jeune ne doit rester sur le bord de la route a souvent martelé le gouvernement. Le président Macron a lui-même dévoilé, le 1er mars, le programme “1 jeune 1 mentor” qui vise à faire bénéficier un jeune, une à deux heures par mois, de conseils d’un professionnel.

À l’échelon régional aussi, on tente de se mobiliser pour venir en aide à la jeunesse. La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a lancé, par exemple, début mars un revenu jeunes actif. En parallèle, les associations étudiantes ont demandé l’ouverture du revenu de solidarité active (RSA) pour les 18-25 ans qui en sont jusqu’à présent exclus. Une requête qui n’a pas été satisfaite par le gouvernement. Ce qui vaut à l’exécutif d’essuyer de nombreuses critiques.

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Voici les principales aides accessibles à la jeunesse :

  • Deux repas par jour à 1 euro au restaurant universitaire pour les étudiants

Depuis le 25 janvier, tous les étudiants (boursiers, non boursiers et internationaux) peuvent bénéficier de deux repas par jour au tarif d’un euro à venir chercher dans leur restaurant universitaire. Ce dispositif qui doit durer pendant toute la crise sanitaire a pour objectif de fournir une aide d’urgence aux étudiants brutalement privés de ressources. Pour profiter de cette aide, il faut activer un compte sur la plateforme Izly. Le compte-rendu du Conseil des ministres précisait le 17 février, que depuis le 25 janvier “près de 1,35 million de repas à 1 euro ont été servis à travers 500 points de restauration partout sur le territoire (…)”.

  • Versement d’une aide exceptionnelle de 500 euros aux étudiants en graves difficultés financières

Pendant la crise sanitaire, le ministère de l’Enseignement supérieur a choisi d’alléger les conditions de versement de l’aide ponctuelle d’urgence. Elle peut être débloquée sans examen préalable du dossier de l’étudiant devant une commission. En revanche, elle reste soumise à une enquête sociale. L’aide peut grimper jusqu’à 500 euros – versés en une seule fois – pour les cas les plus difficiles. Pour rappel, elle s’adresse à tous les étudiants de moins de 35 ans au 1er septembre de l’année de formation. Précision : pour les étudiants atteints d’un handicap, il n’y a pas de limite d’âge. Il faut s’adresser au service social du Crous pour la percevoir.

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  • L’aide mobilité de 1.000 euros versée par Action Logement étendue aux moins de 25 ans

Depuis le 18 février, l’aide mobilité de 1.000 euros a été simplifiée. Jusqu’ici, pour obtenir ce chèque, les bénéficiaires ont dû prouver qu’ils déménagent à proximité de leur nouveau lieu de travail. C’est-à-dire à moins de 30 minutes en transport individuel, ou à portée de transport collectif. Désormais, pour les salariés et alternants de moins de 25 ans, dont les revenus sont compris entre 467 et 1.711 euros brut par mois, cette condition a été supprimée. Pour bénéficier de ce chèque, il leur faut se rendre sur le site d’Action Logement, muni des pièces justificatives suivantes : contrat de travail, bulletin de paie, bail, relevé d’identité bancaire (RIB) et pièce d’identité.

  • Un “chèque psy” pour les étudiants en situation de mal-être

Depuis le 1er février 2021, les étudiants, boursiers ou non, peuvent consulter gratuitement un psychologue, un psychothérapeute ou un psychiatre grâce au “chèque psy”. Le dispositif s’apparente à un forfait de trois séances de 45 minutes offertes aux étudiants. Pour en bénéficier, il est d’abord nécessaire de consulter un médecin généraliste, soit au sein de votre service de santé universitaire, soit un praticien figurant sur une liste de médecins avec lesquels les services de santé ont passé des conventions. A la suite de ce rendez-vous, le médecin décidera ou non de vous orienter vers une aide psychologique, et vous devrez choisir votre psy parmi une liste préétablie. À noter : les étudiants n’ont aucune dépense à avancer pour profiter du dispositif, entièrement pris en charge par la Sécurité sociale et les mutuelles.

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  • Une nouvelle aide financière pour certains jeunes diplômés en recherche d’emploi

Les jeunes de moins de 30 ans, fraîchement diplômés de l’enseignement supérieur et en recherche d’emploi, sont éligibles à une nouvelle aide financière. À une condition toutefois : être un ancien boursier. Dans le détail, il faut avoir reçu son diplôme (d’un niveau Bav+2 minimum) durant l’année 2020 ou 2021 et être inscrit en tant que demandeur d’emploi. Versée par Pôle emploi durant quatre mois, cette aide s’élève à 70% du montant net de la bourse perçue durant la dernière année d’étude. Et pour ceux qui ne vivent plus chez leurs parents, 100 euros supplémentaires leur seront accordés tous les mois pour participer à leurs frais de logement. Les premiers versements ont été effectués le 5 février dernier. Vous avez jusqu’au 30 juin prochain pour déposer une demande d’aide auprès de Pôle emploi, en remplissant ce formulaire.

  • Une aide d’urgence pour les jeunes en accompagnement “intensif”

Une autre aide financière a également été mise en place par le gouvernement, pour les jeunes de moins de 26 ans en accompagnement intensif auprès de Pôle emploi et de l’Apec dans le cadre de leur recherche d’emploi. Cette aide est débloquée uniquement si le conseiller du jeune le juge nécessaire. Cela peut être le cas pour des frais liés au retour à l’emploi, comme un besoin en équipement professionnel, ou bien pour des frais liés à la vie quotidienne, comme le règlement de charges courantes (loyers, factures, etc.). Vous l’aurez compris, il s’agit donc d’une aide ponctuelle, versée uniquement pour couvrir un problème d’urgence. C’est le conseiller du jeune qui décidera du montant de l’aide, cette dernière étant plafonnée à 497 euros par mois (1.491 euros sur six mois).

  • Des aides exceptionnelles pour inciter les entreprises à recruter des jeunes salariés et des alternants

Il s’agit des dispositifs phares du plan jeunes du gouvernement. Pour inciter les entreprises à recruter des jeunes (en CDD de plus de trois mois, en CDI, en apprentissage ou en contrat professionnel), des aides à l’embauche ont été mises en place. Ainsi, les entreprises qui recrutent des jeunes de moins de 26 ans en CDD de plus de trois mois ou en CDI depuis août dernier peuvent bénéficier d’une aide de 4.000 euros la première année. Celles qui embauchent des apprentis ou des jeunes en contrat de professionnalisation sont éligibles à une aide de 5.000 (pour les alternants mineurs) ou de 8.000 euros (pour les alternants majeurs). Et ces deux dispositifs ont globalement porté leurs fruits. Ainsi, 495.000 contrats d’apprentissage ont été signés dans le privé en 2020, un record. L’aide pour les jeunes salariés a quant à elle permis de limiter la casse : le nombre d’embauches de jeunes en CDD de plus de trois mois ou en CDI n’a reculé “que” de 14% sur un an. Censées prendre fin en tout début d’année, ces deux aides vont finalement être prolongées jusqu’à fin mars… au moins.

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  • La Garantie jeunes étendue à un public plus large

Le gouvernement cible aussi les jeunes les plus éloignés de l’emploi. En 2021, l’exécutif a un objectif de 200.000 entrées en Garantie jeunes, soit le double d’une année classique. Pour mémoire, ce dispositif permet aux jeunes de 16 à 25 ans, “ni en emploi, ni en études, ni en formation”, de bénéficier d’une allocation mensuelle de 497 euros au maximum. En contrepartie, ils s’engagent dans un parcours d’insertion intensif en mission locale.

Pour parvenir aux 200.000 entrées en Garantie jeunes cette année, les critères d’entrée vont être assouplis. Ainsi, un jeune n’aura plus besoin de se déclarer fiscalement autonome du foyer de ses parents pour bénéficier de la Garantie jeunes. Ce qui, jusqu’ici, dissuadait certains d’entrer dans le dispositif, par peur de causer des difficultés financières aux parents. Le conseiller de la mission locale pourra, à titre exceptionnel, attester lui-même de la situation de précarité du jeune et de rupture vis-à-vis de sa famille. Les ressources mensuelles du jeune (qui ne doivent pas excéder le montant du RSA, soit 564 euros par mois pour une personne) pourront également être évaluées sur les trois ou les six derniers mois précédant la demande, selon l’appréciation la plus favorable pour lui. Et la durée du parcours sera modulable, en fonction de la situation de chaque jeune : elle pourra aller de 9 à 18 mois, “afin de s’adapter au plus près des besoins d’accompagnement”, explique le ministère du Travail. Par ailleurs, la Garantie jeunes sera désormais ouverte aux jeunes en situation de handicap, jusqu’à l’âge de 30 ans.

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  • La rémunération des jeunes demandeurs d’emploi en formation bientôt revalorisée

Les demandeurs d’emploi ne percevant pas d’allocation chômage et suivant une formation agréée par Pôle emploi peuvent être rémunérés. En 2018, 40% des demandeurs d’emploi suivant une formation étaient dans cette situation. Sauf qu’actuellement, leur rémunération est fixée par un barème qui n’a pas été revalorisé depuis 2002. “En conséquence, la rémunération a connu un net décrochage par rapport à l’inflation (+26,4% depuis 2002) ou au Smic (+46,8% depuis 2002), ce qui place le niveau de vie de ces stagiaires en dessous du seuil de pauvreté monétaire”, peut-on lire dans un bleu budgétaire attaché au projet de loi de finances 2021. Dans le cadre du plan de relance, une revalorisation de leur rémunération a donc été prévue cette année, et notamment pour les plus jeunes stagiaires de la formation professionnelle.

Aujourd’hui, les jeunes âgés de 16 et 17 ans perçoivent une rémunération mensuelle de 130 euros net ; ceux ayant entre 18 et 20 ans touchent 310 euros net par mois ; ceux ayant entre 21 et 25 ans touchent 339 euros net par mois et ceux ayant plus de 26 ans touchent 401 euros net par mois. Voici le nouveau barème de rémunération prévu pour 2021 :

  • 200 euros net pour les jeunes de 16 à 18 ans ;
  • 500 euros net pour les jeunes de 18 à 25 ans révolus ;
  • 685 euros net pour les adultes de plus de 25 ans.

Un projet de décret du ministère du Travail est actuellement en cours d’examen en Commission nationale de la négociation collective, de l’emploi et de la formation professionnelle. Il devrait donc bientôt entrer en vigueur.

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  • Service civique : 100.000 missions supplémentaires et une indemnité majorée pour tous les volontaires

En 2021, 245.000 missions en service civique (un dispositif de volontariat au service de l’intérêt général, ouvert à tous les jeunes de 16 à 25 ans, voire 30 ans pour les jeunes handicapés) seront proposées aux jeunes, soit 100.000 de plus qu’en temps normal. Ces missions peuvent être réalisées auprès d’une association, d’une collectivité territoriale ou d’une administration. De plus, le gouvernement a annoncé des mesures pour faciliter l’accès des étudiants au service civique. Jusqu’ici, un jeune en service civique devait réaliser au moins 24 heures de mission par semaine. Ce qui était compliqué à respecter pour les jeunes en études. Désormais, le nombre d’heures de mission sera modulé en fonction de l’emploi du temps du jeune. Surtout, la majoration de l’indemnité de service civique de 108 euros par mois, initialement prévue pour les boursiers des échelons 5, 6 ou 7 (les plus en difficulté), est élargie à l’ensemble des boursiers. Cette somme s’ajoute aux 580 euros mensuels perçus par le volontaire.

  • Un nouveau dispositif pour renforcer l’accompagnement des jeunes vers l’emploi

“1 jeune 1 mentor”. C’est le nom du nouveau dispositif lancé par Emmanuel Macron lui-même, ce lundi 1er mars. “Ce que je veux, c’est que chaque jeune qui en a besoin puisse avoir un mentor. Et aussi qu’on offre la possibilité à des cadres en entreprise, à des jeunes qui ont déjà une expérience, d’aider d’autres jeunes, de leur faire confiance, de les accompagner, de leur apporter leur propre exemple de vie”, a déclaré le chef de l’État.

Le mentorat prend la forme d’un accompagnement d’un jeune par un adulte (actif ou retraité), qui lui fait bénéficier de son expertise professionnelle et de ses conseils. Cet accompagnement se fait parfois dès le début du collège, sur le moyen-long terme, en consacrant aux jeunes une à deux heures par mois. L’étudiant qui souhaite profiter du dispositif sera mis en relation avec un mentor bénévole via la plateforme “1 jeune 1 solution”. Ce nouveau service de mentorat sera disponible dès avril sur la plateforme. Actuellement, on compte 25.000 jeunes “mentorés”. L’objectif du gouvernement est d’augmenter ce nombre à 100.000 en 2021, puis 200.000 en 2022.

  • Aides des régions aux étudiants

En complément des mesures nationales, les régions se mobilisent depuis le début de la crise sanitaire pour venir en aide aux étudiants en difficulté. De l’aide financière à l’aide informatique en passant par la gratuité des transports, des mesures variées ont indépendamment été mises en place par les conseils régionaux. La grande majorité des régions proposent une aide alimentaire et psychologique, et un grand nombre d’entre elles ont développé des dispositifs pour stimuler l’emploi des jeunes. D’autres ont mis en place des mesures plus originales. La région Occitanie va par exemple faire l’expérience de séances de sophrologie pour détendre les étudiants avant un examen, le Grand Est s’engage à mettre en place des tickets de cinéma à 1 euro, tandis que la région Centre Val de Loire propose aux étudiants de reconditionner eux-mêmes des ordinateurs dans des fablabs, qu’ils peuvent ensuite conserver pour suivre leurs cours à distance. Découvrez les aides que propose votre région aux étudiants en cliquant sur ce lien.

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  • Un revenu jeunes actifs lancé en Île-de-France

En Île-de-France, une aide pour les 18-25 ans sans emploi est activée depuis le 1er mars. Baptisé “revenu jeunes actifs”, il encourage les jeunes à s’inscrire à une formation professionnalisante. En échange, la région verse 500 à 670 euros par mois, à condition que la formation suivie soit au moins de 4 mois. Par ailleurs, les jeunes qui veulent suivre une formation pour métier dit “en tension” (bâtiment, numérique, agroalimentaire…), vont toucher un bonus. Une prime de 1.000 euros supplémentaires. “Je suis contre enfermer les jeunes de 18 à 25 ans dans l’assistanat, a expliqué Valérie Pécresse au Grand Jury, Le Figaro-LCI, je suis pour leur ouvrir la porte d’un travail, d’un emploi.”

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Source Capital.fr

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