La fausse agence d'intérim ne payait pas ses travailleurs 

La fausse agence d’intérim ne payait pas ses travailleurs 

La fausse agence d’intérim ne payait pas ses travailleurs 

La fausse agence d'intérim ne payait pas ses travailleurs 

Une vaste arnaque a touché le secteur de l’hôtellerie et de la restauration en Haute-Garonne, informe la Dépêche, ce vendredi 7 janvier. Plus de 30 serveurs, cuisiniers et plongeurs, n’ont jamais été payés par l’Association groupement employeur de ressources humaines (AGERH). Une fois qu’on y avait adhéré, elle devait permettre aux patrons des restaurants et hôtels de bénéficier d’une main-d’œuvre qualifiée, à disposition dans la demi-heure. Une offre attirante mais trompeuse. Entre la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), l’Urssaf et les salaires impayés, le préjudice de l’arnaque atteindrait les 1,5 million d’euros, uniquement pour le département de Haute-Garonne.

Entre 2019 et 2020, un sexagénaire, qui officiait sous le nom de « M. Kléber », serait à l’origine de l’arnaque en proposant son concept aux bistrots et hôtels du département. L’association avait pour but de fonctionner comme une agence d’intérim. Elle prenait en charge le recrutement des employés, la formation et les salaires. Les adhérents, eux, n’avaient plus qu’à verser une cotisation forfaitaire à ce M. Kléber. En Haute-Garonne, trois restaurants et un EHPAD ont été en contact avec l’escroc.

« Dès le mois suivant, le salaire fond comme la neige au soleil »

Les principales victimes étaient finalement les salariés, pour la plupart jeunes ou sans papier. Ces intérimaires, à qui l’on promettait des rémunérations situées entre 1.500 et 2.000 euros, se sont aperçus qu’ils ne percevaient jamais le montant promis par M. Kléber. « J’ai connu cette structure par un ami qui venait d’y signer. Je savais que j’allais travailler dur, mais ça devait me procurer de belles rentrées d’argent. Le premier mois, tu gagnes à peu près ce que l’on t’a annoncé. Mais dès le mois suivant, le salaire fond comme neige au soleil », témoigne une des victimes.

Lorsqu’elle lui demande des comptes, M. Kléber joue la carte de l’erreur administrative et prévient qu’elle sera corrigée le mois suivant. Un mensonge.

Les gendarmes de la Cellule de lutte contre le travail illégal et les fraudes (CELTIF) et les organismes d’État ont remarqué qu’il avait déjà été condamné à six ans de prison, en 2018, à la suite d’une affaire similaire dans le milieu du bâtiment. L’escroc n’en serait pas resté là. Il avait répété cette escroquerie à Nice à l’été 2019 et à Perpignan en 2020.

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« Ils montent des sociétés à coquille vide et changent le numéro de Siret tous les trois mois. Une fois qu’ils sont repérés, ils partent et répètent le modèle ailleurs. Plus d’un millier de victimes sont recensées dans tout l’Hexagone », précise un ancien de ses associés. Le parquet de Toulouse s’est dessaisi au profit de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Bordeaux. Des investigations sont actuellement menées.

Source Capital.fr

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