Le virus prospère et les escroqueries financières aussi…

Le virus prospère et les escroqueries financières aussi…

Confinement + chute des marchés boursiers : c’est un peu la fête, ces temps-ci, pour les escrocs de l’épargne. Plus intelligents, plus astucieux que jamais, ils profitent de notre disponibilité et de notre inquiétude pour nous plumer. Leurs dernières trouvailles : le placement Whisky et l’investissement en… vaches !

Depuis quelques jours, ils redoublent d’efforts. « Ils », ce ne sont pas les soignants ni les chercheurs qui luttent contre la propagation du Covid-19 : ce sont les escrocs financiers. Ils nous sentent « à point ». Vaguement angoissés par la situation, informés de la déroute des marchés financiers, inquiets de notre avenir et de notre épargne. Bref, mûrs pour être plumés. Pendant le confinement, les gens utilisent plus Internet et les réseaux sociaux et sont particulièrement exposés aux offres via des bannières publicitaires et aux techniques téléphoniques sophistiquées mises en place par les escrocs » confirme Claire Castanet, directrice des Relations épargnants à l’autorité des marchés financiers (AMF)

La crise boursière de 2008 l’avait montré : en période de stress boursier, les escrocs prospèrent, tablant sur la méfiance des épargnants pour les institutions. Pour cela, ils utilisent un discours bien rodé, qui fait miroiter rendement élevé (jusqu’à 14%) et l’investissement sur des actifs réels et alternatifs. Tellement alternatifs, d’ailleurs, qu’ils n’existent souvent pas du tout!

Un milliard d’euros envolé

En deux ans, ils ont ainsi siphonné plus d’un milliard d’euros d’épargne. « C’est une délinquance extrêmement agile et évolutive, qui s’adapte très vite », observait récemment Rémy Heitz, le procureur de la République de Paris. Plus de 1.000 sites Internet d’arnaques ont été recensés. Leurs produits fétiches jusqu’alors ? La spéculation sur les monnaies (forex), les options binaires, les cryptomonnaies et d’autres produits tellement sophistiqués que les souscripteurs ne comprennent souvent même pas dans quoi ils investissent.

Mais depuis quelques mois, leur approche a changé : devant la déroute des marchés, ils font preuve d’inventivité et, souligne l’AMF, « d’une sorte de professionnalisation ». De la même manière que certaines équipes sonnent aux portes en proposant, au tarif fort, de fausses  « décontaminations »

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