Quel type de placement pour investir en bourse ?

Quel type de placement pour investir en bourse ?

bourseVous voilà prêt à investir une partie de votre épargne en Bourse. Vers quel type de placement vaut-il mieux se tourner ?
La réponse dépend de votre situation de départ et de vos objectifs.

 

1er cas : constituer progressivement un capital

Pour placer régulièrement de petites sommes en Bourse, par exemple en versant 100 euros par mois, ou un petit capital (quelques milliers d’euros) rien ne vaut un simple compte titres. Le compte titres permet de réaliser des opérations d’achat et de vente de valeurs mobilières (actions, obligations, fonds et sicav, etc.). A chaque opération d’achat ou de vente, une nouvelle « ligne » est enregistrée et le compte courant se voit débité ou crédité du montant correspondant. Côté fiscalité, l’impôt sur le revenu (19%) s’applique aux plus-values de ventes réalisées lors de l’année civile dès le 1er euro de cession depuis la loi de finance 2011 . Les placements modestes, les portefeuilles sur lesquels peu de ventes interviennent dans l’année, rentrent bien dans le cadre du compte titres. A noter que les plus-values sont soumises également aux contributions sociales (12,3% en 2011) dès le premier euro de cession.

2ème cas : gérer activement un portefeuille d’actions individuelles

Dans ce cas, la solution la mieux adaptée consiste à ouvrir un plan d’épargne en actions (PEA), une enveloppe fiscale qui vise à inciter les épargnants à investir en actions. On ne peut y faire entrer que des actions de sociétés de l’Espace économique européen (EEE, ainsi que des parts d’OPCVM investies à hauteur de 75% au moins dans les actions européennes). Le PEA se montre donc plus contraignant que le compte titres et accepte une moindre diversité de valeurs.
Mais l’intérêt principal du PEA tient à sa fiscalité : à condition de n’effectuer aucun retrait dans les 5 premières années, les dividendes et les plus-values se voient exonérées de l’impôt sur le revenu. Après 5 ans, les retraits restent soumis aux seuls prélèvements sociaux (12,3% en 2011). Les achats et ventes d’actions réalisées au sein du PEA ne font pas tourner le compteur fiscal des cessions, si bien que le PEA se révèle une bonne solution pour les portefeuilles fréquemment renouvelés (gestion active).

3ème cas : diversifier en sicav un capital à transmettre en cas de décès

Dans ce cas, l’assurance vie multisupport constitue une bonne solution. Outre le fait qu’elle donne accès aux fonds en euros à capital garanti, l’assurance vie offre également, pour la plupart des contrats, d’intéressantes solutions de diversification au travers de fonds et sicav. Si les frais associés aux contrats d’assurance vie sont plus élevés que pour un compte titres ou un PEA, l’assurance vie multisupport reste une solution particulièrement adaptée si vous possédez un capital important à faire fructifier dans une optique de succession.

En pratique

Que ce soit à partir d’un compte titres, d’un PEA ou d’un contrat d’assurance vie, vous pourrez effectuer des achats programmés de sicav avec des petits montants (à partir de 50 euros par mois le plus souvent). Les banques nomment cette façon de faire un plan d’épargne programmée en Bourse, une solution conseillée aux épargnants qui « démarrent » en Bourse. En effet, elle leur permet d’accéder à moindres frais à un portefeuille déjà diversifié, par exemple au travers d’un fonds profilé « prudent ». Un choix à la fois prudent et économique.

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