assurance et assurance vie

L’assurance Vie : pour qui, pour quoi ?

L’assurance Vie : pour qui, pour quoi ?

Des placements pour tous les goûts

Pour faire un placement diversifié en Bourse à long terme à travers des OPCVM (fonds et sicav) l’assurance vie offre de nombreuses solutions. Cela va du placement sans risque, à capital garanti, au placement en actions risquées, voire très risquées. Les épargnants qui ne veulent pas prendre de risque choisiront un fonds en euros; ceux qui acceptent un risque mesuré dans l’espoir d’obtenir un meilleur rendement iront vers les fonds diversifiés en Bourse (actions et obligations).

Objectif donation

Des contrats particuliers dits «intergénérationnels» sont adaptés aux grands-parents ou aux parents qui souhaitent faire un don à leurs petits-enfants ou enfants : ce capital est investi dans un contrat d’assurance vie souscrit au nom de l’enfant. Un « pacte adjoint » prévoit que les fonds seront disponibles quand l’enfant aura atteint la majorité ou même un peu plus (en général jusqu’à 25 ans).

Objectif transmission

L’assurance vie est aussi à privilégier pour préparer la transmission d’un patrimoine, car, en cas de décès du souscripteur, le capital sort de la succession pour être transmis au seul bénéficiaire désigné par le contrat. Le capital transmis au décès est alors exonéré d’impôt… à deux exceptions près. Si le capital transmis au décès dépasse 152.500 euros, la somme qui excède ce montant est taxée au taux de 20% (conjoint survivant ou pacsé ainsi que frères et soeurs sont exonérés sous conditions). Les versements postérieurs aux 70 ans du souscripteur subissent des droits de succession après abattement de 30.500 euros.

Pas toujours la meilleure solution

Pour ceux qui souhaitent gérer un portefeuille d’actions individuelles, l’assurance vie n’offre pas en pratique de solution. En revanche, elle est tout indiquée à ceux qui préfèrent passer par des fonds et sicav.

Cependant les avantages de l’assurance vie ont des contreparties : il faut tenir compte de la durée minimale de détention – les retraits pendant les 4 premières années sont lourdement taxés – et des frais du contrat, non négligeables.

Ainsi, les frais de gestion annuels sont de l’ordre de 0,6 à 1%, parfois plus. Pour un placement que vous pourriez faire de la même façon sur un simple compte titres, avec le même rendement, sur 10 ans, c’est donc quelque 10% du capital placé qui auront été prélevés par l’assureur, quelle que soit la performance du placement. Autant de moins pour le rendement de l’épargne.

De plus, sur un compte titres, les éventuelles moins-values réalisées peuvent venir en déduction des plus-values que vous pourrez réaliser ultérieurement sur d’autres placements en Bourse, ce qui est une façon efficace de réduire ses impôts.

Finalement, l’assurance vie est indiquée pour des placements en fonds et sicav qui doivent fructifier prudemment à long terme (au moins 8 ans), car les plus-values seront du coup peu taxées à la sortie. Elle offre également une solution performante de placement sans risque (le fonds en euros) qu’on ne trouve pas sur un simple compte titres ou sur un PEA.

En revanche, les placements plus risqués, voire plus spéculatifs, susceptibles de générer des moins-values, peuvent être réalisés sur un compte titres ou un PEA.

Si votre objectif principal est de transmettre un capital à votre décès, sachez que désigner votre conjoint marié ou ses enfants comme bénéficiaire dans le cadre de l’assurance vie ne présente pas d’intérêt sur le plan fiscal : ces derniers bénéficient de plein droit d’une exonération. Inutile donc de souscrire un contrat pour avantager ses proches parents.

Si vous avez aimé cet article, partagez le !