Déclaration de revenus : comment bien la remplir et faire les bons choix pour 2022

Déclaration de revenus : comment bien la remplir et faire les bons choix pour 2022

Déclaration de revenus : comment bien la remplir et faire les bons choix pour 2022

Déclaration de revenus : comment bien la remplir et faire les bons choix pour 2022

Le compte à rebours est lancé. Depuis le 7 avril dernier et jusqu’au 8 juin au plus tard pour les habitants de la zone 3 (départements 55 à 976), 39 millions de contribuables sont invités à remplir une déclaration sur leurs revenus perçus en 2021. Ce rituel annuel peut être une formalité, notamment pour les foyers fiscaux éligibles à la déclaration automatique sur le site impots.gouv.fr ou via l’application (pour smarphones et tablettes) Impots.gouv, qui n’ont pour seule mission que de vérifier les informations pré-remplies sans même à avoir à signer le document. Et c’est presque aussi simple pour les contribuables dont la situation personnelle ou salariale n’a pas évolué l’an passé : ils n’ont, eux aussi, qu’à s’assurer de la véracité des données transmises à l’administration fiscale et à parapher le formulaire en ligne ou papier.

Mais la déclaration de revenus peut être bien plus complexe et elle mérite toute votre attention. “Au moins au démarrage. La première partie de la déclaration est plus qu’importante car elle concerne les renseignements personnels”, explique le directeur commercial de Selexium, Kural Vural. Car si votre état civil ou votre situation familiale a évolué, “il va forcément y avoir un impact en nombre de parts fiscales et d’impôt à payer. Il faut donc être hyper vigilant”, complète le premier invité du “Grand rendez-vous de l’épargne” (Capital /Radio Patrimoine).

Encore des choix à faire dans votre déclaration

Les informations personnelles ne sont pas les seules à devoir être scrupuleusement examinées. Vos revenus, aussi, valent le coup d’œil, notamment les dividendes d’actions, les intérêts de livrets bancaires ou d’assurance vie. Si tous ces revenus sont par défaut imposés à la “flat tax” (ou PFU) de 30%, “vous avez encore la possibilité de choisir le barème progressif”, rappelle Kural Vural. Dans ce cas, cochez la case 2OP. Ce choix, qui concerne l’ensemble de vos revenus financiers, doit bien évidemment faire l’objet d’une réflexion approfondie, en recourant pourquoi pas au simulateur du fisc sur impots.gouv.fr. Toujours côté revenus, pensez à bien vérifier que vos heures supplémentaires exonérées sont dûment remplies. De la même manière, vérifiez que les informations relatives à votre épargne retraite le sont aussi.

Et activez les bons outils à votre disposition dans la déclaration, comme le système du quotient : “Si je décide de débloquer mon plan d’épargne retraite (PER), cela va faire bondir mes revenus. Le mécanisme du quotient permet d’éviter cet effet négatif et d’aller taper dans les tranches les plus élevées”, conseille ainsi Pierre-Emmanuel Sassonia, directeur associé chez Eres, société spécialiste de l’épargne retraite et salariale, et second invité de notre émission. Une recommandation valable pour les rachats sur les PER mais aussi pour lisser l’imposition d’une prime de départ à la retraite.

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Et si vous n’êtes pas sûr de faire le bon choix, n’hésitez pas à recourir aux différentes aides possibles. Des sociétés spécialisées, l’administration fiscale, mais aussi les experts-comptables qui organisent une nouvelle fois l’opération Allo Impôt, du 19 au 25 mai. Le président du Conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables, Lionel Canesi, en détaille le principe dans notre séquence “Reportage”. Il revient également sur l’apport d’un expert-comptable pour effectuer sa déclaration de revenus et les principales erreurs à éviter. Preuve du succès d’Allo Impôt, l’an passé, les professionnels mobilisés sur cet événement ont reçu 20.000 appels ! Des requêtes qui devraient encore une fois cette année porter sur la déclaration des frais de télétravail, le rattachement au foyer fiscal d’un enfant ou encore l’option pour les frais réels.

N’attendez pas la fin de l’année pour optimiser vos revenus

S’il reste possible d’agir dans sa déclaration de revenus, l’essentiel est déjà joué. Vous avez donc tout intérêt à préparer la déclaration de 2023 sur vos revenus 2022. Et ce, dès maintenant. Alors que la période de versement de l’intéressement et de la participation en entreprise bat son plein, Pierre-Emmanuel Sassonia recommande vivement de s’occuper du sort de ces primes : “Si vous les percevez directement, elles vont être imposées. Si vous décidez de les verser sur un plan d’épargne entreprise (PER) ou un plan d’épargne retraite (PER, Perco…), elles seront exonérées d’impôt à l’entrée et à la sortie.” Et ce choix doit être fait dans les jours à venir. Une fois la campagne d’intéressement et participation passée, il sera trop tard.

Libre à vous d’opter également pour les leviers de défiscalisation classiques, comme la déduction des versements sur vos produits d’épargne retraite, les réductions d’impôt pour dons et d’opter pour le statut de loueur meublé pour abaisser la facture sur vos revenus fonciers. “Avec l’amortissement du bien, vous arrivez à générer des revenus non fiscalisés pendant de longues années”, glisse à ce titre Kurt Vural. Toutes ces stratégies doivent en revanche être mûrement réfléchies et activées au fil de l’année. Pas sur un coup de tête, comme le proposent certains mécanismes qui proposent une réduction d’impôt “one shot” et risquent de vous décevoir, comme le pointent nos experts.

>> Notre guide complet de l’impôt. Comment déclarer ses revenus ? Comment réduire sa facture fiscale via des placements ? Que faire en cas de contrôle de l’administration ?

Les réponses à vos questions

Vous retrouverez comme chaque mois les réponses de nos experts à vos questions, dans la séquence “Ça vous concerne”. Charlotte Thameur, directrice conseil chez Yomoni, y conseille une lectrice souhaitant faire ses premiers pas en Bourse sans tout risquer. De son côté, Stéphane Absolu, directeur associé chez Pyxis Conseil, propose à un père de famille qui s’est remarié les stratégies les plus adaptées pour ne pas léser les enfants issus de sa première union. Enfin, Nathalie Couzigou-Suhas, notaire à Paris, explique à une lectrice si elle est en droit d’exiger le capital d’une assurance vie dont sa défunte mère n’avait pas accepté le bénéfice.

Source Capital.fr

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