Dette, impôts… l’impact de la crise économique sur nos finances, selon la Cour des Comptes

Dette, impôts… l’impact de la crise économique sur nos finances, selon la Cour des Comptes

Dette, impôts… l’impact de la crise économique sur nos finances, selon la Cour des Comptes

Dette, impôts… l’impact de la crise économique sur nos finances, selon la Cour des Comptes

“En 2020, le choc sur les finances publiques est massif”, écrivent les experts de la Cour des comptes dans leur rapport sur “la situation et les perspectives des finances publiques”. Le document, présenté ce mardi 30 juin par le nouveau président de l’institution, Pierre Moscovici, dresse un premier bilan de la déflagration économique qui a secoué la France ce printemps. Et de son impact sur les finances publiques. Une secousse qui devrait contracter le PIB de notre pays de 11% en 2020 “une hypothèse plausible, voire prudente au regard des dernières informations conjoncturelles”, explique la Cour. Un chiffre qui pourrait donc être encore alourdi d’ici la fin de l’année.

Autre point qui alarme la Cour : le poids de la dette. Selon les experts, “la dette publique augmenterait de près de 270 Md€ en 2020 et dépasserait 120 points de PIB. En montant, elle représenterait l’équivalent de presque 40.000 € par Français.” Une dette qui atteint un niveau très élevé et qui pourrait être difficile à maîtriser sans reprise forte de l’activité économique. Ce qui fait dire aux Sages que “la France ne peut laisser filer son endettement sans s’exposer à des difficultés majeures à moyen et long termes.” D’autant, que le pays n’était déjà pas un bon élève en matière de gestion des finances publiques avant la crise. La Cour des comptes ne se prive pas de souligner que l’Hexagone a abordé cette puissante secousse économique avec des “marges d’action insuffisamment restaurées”. Manière de dire que la France ne fait pas assez pour réduire la dépense publique, ou du moins mieux la contrôler.

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Vers une hausse des impôts ?

Dans son allocution du 14 juin, le président Macron a martelé qu’il n’augmenterait pas les impôts. De quoi tenter d’apporter une certaine sérénité aux Français pour les prochains mois. Toutefois, les experts de la Cour soulignent que la maîtrise de la dépense “dépendra aussi des orientations retenues en matière de prélèvements obligatoires”. Le thème de la fiscalité sera donc bien au coeur des enjeux des prochaines années. Et d’ajouter : “Si de nouvelles baisses de prélèvements devaient être envisagées, après celles déjà réalisées en 2019 et 2020, elles devraient s’accompagner de hausses d’autres prélèvements ou de suppressions de niches […]”. À ce jeu-là, il y a aurait des contribuables gagnants et d’autres perdants, car la suppression de certaines niches fiscales – un sujet qui devrait revenir en force dans le projet de loi de finances pour 2021 – amènerait in fine à une augmentation de l’impôt, et en particulier des plus aisés.

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Source Capital.fr

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