Enedis refuse son chèque rédigé en breton

Enedis refuse son chèque rédigé en breton

Enedis refuse son chèque rédigé en breton

Enedis refuse son chèque rédigé en breton

C’est un contretemps fâcheux qu’a rencontré un habitant de Lanildut, dans le nord du Finistère, en Bretagne. Ce dernier, qui souhaitait tout bêtement raccorder son habitation au réseau électrique, a préparé, rédigé et envoyé un chèque à Enedis, le gestionnaire du réseau d’électricité. Jusque-là, tout semble normal. Et pourtant, l’individu a vu son chèque refusé, et de fait, le paiement d’un montant de 665,64 euros n’a pu se faire, comme le relate France Bleu.

Un premier refus, par courrier postal, lui a signalé une anomalie sur le montant écrit en lettres. En fait, le chèque a été rédigé en breton. Deuxième étape, un mail. « Le libellé du montant du chèque n’est pas en français ! », peut-on lire dans le courrier électronique, comme le précise France Bleu. Ce n’est pas la première fois qu’une déconvenue similaire touche des Bretons attachés à leur langue. « L’entreprise doit respecter ses clients, et en plus, en assurant un service public comme celui-ci, se doit de donner l’exemple », explique l’association Ai’Ta ! au média local. Celle-ci martèle qu’un chèque peut être écrit dans toutes les langues, et évoque même « la convention de Genève de 1931 » en ce sens.

Du coup, Enedis a été tenue de réagir. Le gestionnaire s’est excusé et a regretté cette méprise. « Le refus d’encaissement d’un chèque libellé en langue bretonne est la conséquence d’une méconnaissance malheureuse de ce droit », a-t-elle précisé. L’homme a été recontacté et son chèque sera encaissé dans les plus brefs délais. Finalement, tout est bien qui finit bien.

Source Capital.fr

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