NOS CONSEILS – Plébiscitées jusque-là par les épargnants pour leurs rendements réguliers, les sociétés civiles de placement immobilier inquiètent désormais.
Le marché immobilier est en pleine interrogation. Acheter en direct n’est plus aussi simple qu’avant la guerre en Ukraine. Depuis cette crise majeure, l’inflation s’est envolée et les taux de crédit ont été multipliés par trois. Conséquence : les banques sont moins prêteuses, les ménages n’ont plus les moyens d’acheter un logement et les ventes sont en chute libre. De quoi remettre en cause la certitude qu’il faut investir dans l’immobilier. Même l’un des placements préférés des Français, les Sociétés civiles de placement immobilier (SCPI), n’a plus forcément la cote. La collecte nette des SCPI s’élève à 4,1 milliards d’euros au premier semestre 2023, en repli de 23% par rapport au premier semestre 2022, selon l’Association française des sociétés de placement immobilier (Aspim). La faute aux annonces chocs qui ont agité le monde du placement cet été. Six SCPI, et pas des moindres, ont annoncé des baisses de prix de leurs parts. Parmi elles, deux sont gérées par Amundi (-17,04% pour Génépierre et -13,92% pour Edissimo) et une par BNP Paribas (-17,07% pour Accimmo Pierre). Des turbulences à répétition qui ont poussé l’Autorité des marchés financiers (AMF) à réagir.