Livret A : le taux inchangé au 1er mai… avant de doubler le 1er août ?

Livret A : le taux inchangé au 1er mai… avant de doubler le 1er août ?

Livret A : le taux inchangé au 1er mai… avant de doubler le 1er août ?

Livret A : le taux inchangé au 1er mai… avant de doubler le 1er août ?

C’est officiel. Comme pressenti, le taux du Livret A ne sera pas relevé le 1er mai. Un coup dur pour les épargnants, confrontés à une inflation galopante et encore en hausse en avril, selon les statistiques prévisionnelles dévoilées vendredi 29 avril par l’Insee (les résultats définitifs seront confirmés le 13 mai). Sur le mois écoulé, la hausse des prix à la consommation s’élève ainsi à 4,8%. Traduction : le détenteur d’un Livret A rémunéré 1% perçoit un rendement réel (inflation déduite) de… -3,8% en avril.

Même perte de pouvoir d’achat pour le souscripteur d’un Livret de développement durable et solidaire (LDDS), qui propose un taux identique à celui du Livret A. Et c’est encore pire pour le titulaire d’un Compte épargne logement (CEL), rétribué au maximum 0,62% net, ou d’un Livret épargne entreprise (LEE), qui offre au mieux 0,75% net. Enfin, les foyers éligibles au Livret d’épargne populaire (LEP) devront quant à eux se contenter d’un rendement de 2,20%, comme depuis le 1er février 2022, date du dernier relèvement de son taux. Mieux que le Livret A et le LDDS, mais bien loin de compenser pour autant la hausse des prix.

Une perte minime au 1er mai…

Cette perte de pouvoir d’achat subie par les épargnants s’explique – rappelons-le – par la décision de la Banque de France de ne pas revaloriser le taux du Livret A au 1er mai. En effet, “au 15 avril et au 15 octobre de chaque année, si la Banque de France estime que la variation de l’inflation ou des marchés monétaires le justifie, le gouverneur de la Banque de France peut proposer au ministre chargé de l’Économie de réviser les taux (…)”, édicte un arrêté publié au Journal officiel le 11 février 2021. Malgré cette faculté et la flambée des prix, le gouverneur de l’institution, François Villeroy de Galhau – historiquement opposé à un rendement élevé du Livret A – a donc décidé de passer son tour.

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Mais quelle aurait été exactement la revalorisation du taux du Livret si la Banque de France avait suivi à la lettre la formule de calcul au 1er mai ? Le rendement du Livret A étant égal à la moyenne entre l’inflation annuelle moyenne sur les six derniers mois (3,23%) et la moyenne des taux interbancaires (€STR), de -0,57%, la stricte application de la formule aurait abouti à une rémunération de 1,33%, arrondie à 1,30%. Autant dire que la décision de François Villeroy de Galhau ne se traduira pas par une perte sensible pour un détenteur d’un Livret : seulement 16,5 euros à l’année pour un livret à l’encours moyen de 5.500 euros, soit 1,375 euro par mois.

Un taux proche des 2% au 1er août

Le choix du gouverneur de la Banque de France est d’autant moins dommageable que la prochaine revalorisation du taux du Livret A doit intervenir dès le 1er août. A cette date, comme au 1er février, l’institution suit généralement à la lettre la formule de calcul avant d’émettre sa recommandation à Bercy, qui a pris pour habitude de ne jamais y déroger.

L’inflation prise en compte pour le calcul du taux du Livret A étant alors la moyenne des hausses de prix annuelles allant de janvier à juin 2022, à savoir 4,27% selon les projections (dans l’hypothèse où les hausses de prix de mai et de juin sont identiques à celle d’avril). Avec une moyenne des taux interbancaires inchangée (-0,57%), la formule aboutirait alors dans le meilleur des cas à un taux de 1,85%, arrondi à 1,90%. Soit près de quatre fois plus que le rendement encore proposé sur le Livret A au 31 janvier 2022, de 0,50%. Pour le détenteur d’un Livret A à l’encours moyen (5.500 euros), le gain atteindrait alors 49,50 euros sur une année, et 4,125 euros par mois.

Dans le même temps, le taux du Livret d’épargne populaire, au moins égal à la moyenne de l’inflation annuelle sur les six derniers mois, pourrait quant à lui exploser à 4,30%. Au 31 janvier, il n’était encore que de 1%.

Source Capital.fr

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