Loi Pacte : les députés au chevet de notre épargne

Loi Pacte : les députés au chevet de notre épargne

Loi Pacte : les députés au chevet de notre épargne

Mieux router l’épargne des français vers le capital des entreprises. C’est un des objectifs de la loi Pacte.

Les députés de la Commission spéciale se penchent aujourd’hui sur le chapitre 2 dédié au financement de l’économie. Les dispositifs prévus ne semblent pas à la hauteur des ambitions du gouvernement

Des produits d’épargne-retraite simplifiés

Loi Pacte : les députés au chevet de notre épargneLe gouvernement met enfin en avant les nouveaux dispositifs d’épargne retraite : 220 milliards d’encours mais sur des produits trop complexes, avec des conditions de sortie trop rigides (les épargnants n’ont souvent pas d’autres choix qu’une sortie en rente viagère). L’idée est donc de simplifier les règles. Par exemple, permettre aux épargnants de conserver plus facilement un unique produit pendant leur parcours professionnel. La sortie en capital sera alors facilitée au moment de leur départ à la retraite. Faciliter aussi la portabilité d’un produit à un autre: par exemple le transfert sera gratuit, à condition que le produit soit détenu au moins 5 ans. L’ensemble des produits d’épargne-retraite complémentaires seront aussi désormais déductibles de l’impôt sur le revenu (plafonné à 10% des revenus). Mais si l’on comprend bien l’objectif du gouvernement dans le cadre de la réforme des retraites en préparation (une manière discrète de développer la capitalisation), on voit mal comment cette épargne, ultra sécurisée par définition, ira irriguer les fonds propres des entreprises.

Constat d’échec ?

Il est évidemment trop tôt pour parler d’un constat d’échec sur cette question, mais on voit mal ce que la discussion parlementaire pourrait modifier. Bruno Le Maire sait que ces lignes là sont très difficiles à faire bouger. Il était directeur de cabinet du Premier ministre – Dominique de Villepin – qui avait en son temps tenté le même « big bang de l’épargne », c’était en 2006, rien n’a fondamentalement changé depuis.

Si vous avez aimé cet article, partagez le !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.