Malade pendant vos vacances à l’étranger ? Voici combien la Sécu vous rembourse

Malade pendant vos vacances à l’étranger ? Voici combien la Sécu vous rembourse

Malade pendant vos vacances à l’étranger ? Voici combien la Sécu vous rembourse

Malade pendant vos vacances à l’étranger ? Voici combien la Sécu vous rembourse

Enfin un été “normal” ? Après deux ans de pandémie et de mesures sanitaires contraignant nombre de pays à fermer leurs frontières, il sera plus facile de voyager à l’étranger pendant les vacances. Mais gare au virus de la Covid-19 qui regagne du terrain en France et ailleurs dans le monde. Malgré la vaccination, personne n’est à l’abri d’être de nouveau infecté. Avant de boucler vos valises, Capital vous livre quelques conseils pour éviter, ou au moins minimiser, les notes salées en cas de consultations médicales ou d’hospitalisation à l’étranger.

Si vous voyagez en Europe, les choses sont plutôt simples. Veuillez juste à ne pas faire la paperasse à la dernière minute. Pour que l’Assurance maladie prenne en charge vos soins prodigués dans un pays de l’Union européenne (UE) de l’Espace économique européen (EEE), ou au Royaume-Uni ou en Suisse, il suffit de demander la carte européenne d’Assurance maladie (CEAM) au moins 15 à 20 jours avant votre départ. Si vous la possédez déjà, assurez-vous qu’elle vous a été délivrée il y a moins de deux ans. Si votre carte est trop ancienne, il faudra en demander une nouvelle. Il est trop tard ? En cas de départ imminent, votre caisse primaire d’Assurance maladie (CPAM) peut délivrer un certificat provisoire, valable pendant trois mois.

La CEAM est gratuite et sa demande peut être effectuée en ligne sur le site Ameli, rubrique “Mes démarches” puis “Commander une carte européenne d’assurance maladie”. Ou bien par téléphone en appelant le 3646 mais aussi en contactant votre CPAM via l’outil de messagerie de votre espace assuré.

Une fois muni de votre CEAM, plusieurs cas de figure sont possibles dans le pays où vous passez vos vacances. Si la prestation de soins qui vous est offerte est gratuite pour les assurés du pays où vous voyagez, elle l’est aussi pour vous. Il n’y a donc pas d’avance de frais à prévoir. En revanche, si les soins que vous avez reçus ne sont pas gratuits pour les assurés du pays où vous avez posé vos valises, alors il faudra avancer les frais. Ce n’est que dans un second temps que vous pourrez vous faire rembourser :

  • soit sur place auprès de l’institution d’assurance maladie compétente du pays de séjour. La prise en charge a lieu selon la législation sociale et les formalités en vigueur dans le pays concerné.
  • soit à votre retour en France. Vous devez donc conserver les factures et justificatifs de soins et les présenter à votre CPAM, accompagnés du formulaire cerfa n°12267*06. Vous avez le choix entre vous faire rembourser sur la base des tarifs de la sécurité sociale française ou des tarifs du pays du séjour. À vous de comparer et de choisir ce qui est le plus avantageux.

Prenons l’exemple d’un test pour la Covid-19 réalisé en Espagne. D’après le Centre européen des consommateurs, les tests sont gratuits dans ce pays à condition d’être cas contact ou de présenter des symptômes. Si tel est votre cas, alors aucune avance à faire. Présentez votre CEAM et le tour est joué. Mais s’il s’agit d’un test “de confort”, il faudra payer environ 50 euros pour un antigénique, voire 100 euros pour un PCR. Dans ce cas, demandez votre remboursement à votre retour en France : la Sécurité sociale vous prendra en charge selon les tarifs appliqués en France, soit jusqu’à 35 euros. Si vous n’avez pas pu présenter votre CEAM, complétez ce formulaire cerfa n°12267*04 et adressez-le à votre CPAM.

Les règles en dehors de l’Europe

Si vous comptez vous évader le plus loin possible du Vieux continent, il sera plus difficile de minimiser la facture. Et pour cause, si la France a conclu des accords bilatéraux de sécurité sociale avec un certain nombre de pays comme l’Algérie, le Brésil, le Canada, Israël ou encore les États-Unis (voir la liste complète), peu d’assurés sociaux de l’Assurance maladie peuvent vraiment en bénéficier.

Prenons l’exemple du Maroc. Seuls les ressortissants marocains, assurés au régime français de l’Assurance maladie du fait d’une activité professionnelle exercée en France peuvent bénéficier d’une prise en charge de leurs soins prodigués au Maroc lorsqu’ils y séjournent temporairement dans le cadre de leurs congés payés. Avant leur départ, ils doivent demander à leur CPAM la délivrance d’un formulaire cerfa spécifique à leur situation qu’il faudra remettre à la caisse marocaine du lieu de séjour.

Le même dispositif existe pour de nombreux pays avec lesquels la France a conclu un accord bilatéral de sécurité sociale. Mais il exclut d’office les assurés français qui séjournent dans ces États sans en être des ressortissants. Alors que faire pour éviter la note salée d’une consultation ou d’une hospitalisation aux États-Unis ou au Canada par exemple ? Vous pouvez malgré tout solliciter l’Assurance maladie en cas de soins dits inopinés, autrement dit imprévus ou imprévisibles. Elle peut vous rembourser une partie de vos frais mais elle n’y est pas obligée.

Si votre CPAM décide de vous rembourser une partie de vos soins, ne vous attendez pas à une prise en charge élevée. La Caisse nationale de l’Assurance maladie a transmis à Capital quelques exemples de pays hors UE, connus pour pratiquer des tarifs élevés en cas d’hospitalisation après avoir contracté la Covid-19. Vous aurez ainsi à débourser plus de 5.300 euros au Brésil sachant que la Sécurité sociale rembourse moins d’un tiers du montant. Aux États-Unis, la facture est astronomique : presque 170.000 euros ! Et l’Assurance maladie ne vous remboursera que… 3,34 % du montant.

Malgré ces faibles prises en charge, vous pouvez les demander en vous connectant à votre espace assuré sur le site de l’Assurance maladie, rubrique “Mes démarches”. Un téléservice dédié au remboursement des soins à l’étranger est en effet opérationnel depuis le 4 avril.

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Vu les tarifs pratiqués par de nombreux pays, qu’il s’agisse d’une hospitalisation ou d’une simple consultation chez un médecin généraliste, l’Assurance maladie recommande aux voyageurs de souscrire une assurance voyage ou bien de vous renseigner auprès de vos assureurs. Des options sont souvent assorties à vos contrats d’assurance multirisques, d’habitation ou de carte bancaire pour prendre en charge la part non remboursée par la Sécurité sociale.

Si vous détenez une carte Visa premier ou une Gold Mastercard par exemple, vous pouvez être couvert jusqu’à 155.000 euros en cas d’hospitalisation ou de frais médicaux. En cas de frais médicaux peu onéreux, cette option n’est pas forcément intéressante car une franchise de 50 euros est appliquée. À vous donc de peser le pour et le contre !

Source Capital.fr

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