Tests PCR : cette pharmacie facturait illégalement des frais de dossier

Tests PCR : cette pharmacie facturait illégalement des frais de dossier

Tests PCR : cette pharmacie facturait illégalement des frais de dossier

Tests PCR : cette pharmacie facturait illégalement des frais de dossier

C’est une pratique totalement illégale. Comme le révèle Le Parisien, plusieurs clients d’une pharmacie d’Île-de-France ont été surpris de devoir payer des « frais de dossier » alors qu’ils étaient venus effectuer un test PCR. Sur une petite affiche collée sur la devanture de l’officine, les responsables du lieu avaient inscrit : « Service PCR : 5 euros de frais de dossier (non remboursés par la Sécurité Sociale) ». Un montant pouvant monter jusqu’à 10 euros si « besoin en urgence le soir ».

Pourtant, les tests PCR sont 100% remboursés par l’assurance maladie pour les personnes vaccinées ou cas contact et ne nécessitent aucun frais de dossier. Sur place, un journaliste du Parisien en caméra cachée a demandé la raison de ces frais à un responsable de la pharmacie. « C’est envoyé en laboratoire et ça nous prend de l’énergie, se justifie l’interlocuteur. En fait, c’est pas du tout rentable les PCR. Ça nous prend un temps monstre, c’est très chronophage, et au final, c’est trois fois moins rentable qu’un antigénique ».

« Décevant, honteux et inadmissible »

Une pratique dénoncée par le vice-président du Syndicat des Biologistes et patron des laboratoires Novabio. Interrogé par Le Parisien, Henry Pierre Doermann qualifie la pratique de « surprenante » avant de rappeler que « c’est comme si vous conduisiez sans permis de conduire, ça n’est pas autorisé ». Il affirme également que « les frais de dossier, du temps consacré à la paperasse et à l’administratif sont inclus dans le prix des honoraires ».

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Le président de l’Union des Syndicats de Pharmaciens d’Officine (UPSO) qualifie ce mode de vente de « décevant, honteux et inadmissible » avant d’appeler à « déposer plainte à l’Ordre des pharmaciens ». « J’avais eu connaissance d’un cas similaire dans un aéroport de Paca. On avait alerté l’ARS et fait cesser cette pratique. Le prix, c’est le prix », s’emporte ainsi Pierre-Olivier Variot. Sollicitée par Le Parisien, la pharmacie a indiqué de son côté ne pas être au courant que cette pratique n’est pas autorisée.

Source Capital.fr

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