Agirc-Arrco : le malus a touché plus de la moitié des retraités en 2020

Agirc-Arrco : le malus a touché plus de la moitié des retraités en 2020

Agirc-Arrco : le malus a touché plus de la moitié des retraités en 2020

Agirc-Arrco : le malus a touché plus de la moitié des retraités en 2020

La pénalité financière n’incite pas forcément les retraités à travailler un an de plus. D’après le panorama des retraités et des retraites 2022, publié par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) ce jeudi 19 mai, près de 55% des nouveaux retraités au régime complémentaire Agirc-Arrco ont cessé leur activité même si leur pension complémentaire était minorée de 10% pendant 3 ans. Pour rappel, cette pénalité, appliquée depuis le 1er janvier 2019, est destinée aux actifs qui partent à la retraite dès qu’ils ont cotisé suffisamment de trimestres pour obtenir le taux plein.

Pour annuler ce malus, il est nécessaire de travailler un an de plus que l’âge du taux plein. Attention, tous les nouveaux retraités ne sont pas concernés par ce malus. Pour qu’il soit appliqué, il faut être né à partir de 1957. Ensuite, certains retraités sont exonérés de ce principe comme ceux qui ne paient pas de Contribution sociale généralisée (CSG) où ceux qui obtiennent leur retraite de base au titre de l’inaptitude ou du handicap. D’après la Drees, 77% du total des nouveaux retraités de l’Agirc-Arrco en 2020 peuvent être concernés par le malus, soit un effectif de 346.500. Plus de 190.000 retraités sont partis avec ce coefficient minorant de 10%, un chiffre en légère hausse par rapport à 2019, où ils étaient 180.000.

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Dans le détail, les hommes sont plus nombreux à avoir pris ce malus (57%), que les femmes (52%). Par ailleurs, 9% des retraités concernés ont décalé leur cessation d’activité. Ils ont travaillé 4 trimestres de plus que l’âge de leur taux plein, mais moins de 8 trimestres de plus. Mais il n’est pas possible de savoir si cette proportion a reporté son départ pour ne pas subir ce malus ou pour profiter d’une surcote au régime de base.

Le bonus ne séduit pas

Ces retraités ne subissent pas de malus mais ne profitent pas non plus d’un bonus. En effet, en parallèle de la mise en place du coefficient de minoration de 10%, un principe de majoration a été instauré. Si vous travaillez deux ans de plus que votre âge du taux plein, votre retraite complémentaire est majorée de 10%. Si c’est trois ans de plus, le bonus est de 20% et il grimpe à 30% pour une année supplémentaire. Ce bonus ne semble pas attirer les foules. Moins de 1% des retraités, soit environ 2.600 ont bénéficié de majorations temporaires.

L’ensemble de ces mesures a été mis en place par les partenaires sociaux, gestionnaire du régime, pour assurer l’équilibre des finances de l’Agirc-Arrco. “Ces coefficients n’ont pas rendu le résultat escompté, ni en termes financiers, ni en termes d’incitation à travailler plus”, analyse un syndicaliste. Il était d’ailleurs question que les partenaires sociaux se revoient pour décider d’aménager ou non ce dispositif en fonction de ses résultats. Pour le moment, aucune date n’a été programmée. “Alors qu’une discussion sur le pilotage stratégique du régime pour 2023-2026 doit avoir lieu et qu’il est possible qu’il y ait un changement profond de contexte avec un recul de l’âge de départ, cela aurait guère de sens de mener des discussions à part sur le coefficient”, souffle un syndicaliste.

Source Capital.fr

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