Allocation personnalisée d’autonomie : l’isolement de la personne âgée pourrait-il être pris en compte pour son attribution ?

Allocation personnalisée d’autonomie : l’isolement de la personne âgée pourrait-il être pris en compte pour son attribution ?

Allocation personnalisée d’autonomie : l’isolement de la personne âgée pourrait-il être pris en compte pour son attribution ?

Allocation personnalisée d’autonomie : l’isolement de la personne âgée pourrait-il être pris en compte pour son attribution ?

L’isolement des personnes âgées ne doit pas être une fatalité. Dans la 2e édition de son baromètre “solitude et isolement quand on a plus de 60 ans en France en 2021”, l’association les Petits frères des pauvres tire le signal d’alarme : “530.000 personnes âgées de 60 ans et plus sont en situation de mort sociale. Ce qui représente une ville comme Lyon”, avance le rapport. L’association affirme qu’il y a urgence à faire de la lutte contre l’isolement une priorité, en mettant des financements en place.

Parmi les propositions figure l’inclusion de l’isolement relationnel dans les processus d’évaluation de la perte d’autonomie. Aujourd’hui, les personnes âgées dépendantes peuvent percevoir l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA). Cette allocation peut notamment servir à payer en totalité ou en partie les dépenses nécessaires pour rester à domicile. Pour la percevoir, vous devez être âgé de plus de 60 ans et en perte d’autonomie.

La perte d’autonomie est évaluée selon des critères que l’on appelle des Gir (groupes iso ressources). Les niveaux vont de 1 à 6, 6 étant le moins dépendant. Vous percevez l’APA uniquement entre le Gir 4 à 1. Cette grille d’évaluation prend en compte différents critères. Il s’agit notamment de déterminer si vous pouvez vous lever seul, vous habiller ou vous laver sans aide. Est également évaluée votre capacité à vous déplacer à l’extérieur ou encore à utiliser des moyens de communication en cas de problème comme le téléphone ou une alarme. L’ensemble de ces éléments permet de dire quel est votre Gir.

Dans son rapport, les Petits frères des pauvres proposent d’ajouter à ces critères d’évaluation celui de l’isolement. “Les besoins liés à l’inclusion sociale des personnes âgées, considérés comme non essentiels, se trouvent complètement négligés alors que l’isolement relationnel est reconnu comme un facteur puissant de perte d’autonomie”, regrette l’association. Dans le document, un parallèle est fait avec ce qui existe déjà pour les personnes handicapées âgées de moins de 60 ans. Pour elles, l’isolement est pris en compte dans le cadre de l’instruction des demandes de prestation de compensation du handicap (PCH). “Ce constat nous permet de souligner à nouveau la discrimination dont sont victimes les personnes âgées dans la compensation de leurs handicaps. Le maintien de deux prestations de compensation pour les besoins d’aide à l’Autonomie (APA et PCH) sur le seul critère de l’âge ne peut perdurer”, estime l’association. Forte de ce diagnostic, elle demande d’unifier ces deux allocations en une seule prestation de compensation des handicaps, attribuée quel que soit l’âge et prenant notamment en compte la situation d’isolement.

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Pour les Petits frères des pauvres, il ne faut pas tarder à faire un effort financier pour lutter contre l’isolement des personnes âgées. L’association rappelle que, depuis 2016, il existe une conférence des financeurs de la prévention de la perte d’autonomie des personnes âgées. Elle est pilotée par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) et a pour mission de coordonner les actions de prévention de la perte d’autonomie des plus de 60 mises en place dans les départements. La lutte contre l’isolement fait partie de ces axes de prévention mais est mélangée avec d’autres sujets comme la prévention des chutes et l’encouragement à l’activité physique. “Face à la forte hausse de l’isolement social, nous encourageons à prioriser les crédits de financement sur les actions qui ont comme objectif principal la lutte contre l’isolement, en privilégiant celles qui auront ciblé les personnes âgées aux revenus modestes, qui sont les plus à risque d’isolement et à améliorer l’évaluation de ces projets”, préconise le rapport.

Source Capital.fr

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