Ehpad, aide à domicile : le gouvernement s’engage enfin à financer le secteur

Ehpad, aide à domicile : le gouvernement s’engage enfin à financer le secteur

Ehpad, aide à domicile : le gouvernement s’engage enfin à financer le secteur

Un coup d’accélérateur. Alors que pendant plusieurs mois, la question de l’adaptation de la société au vieillissement de la population était sortie de l’actualité, elle revient désormais sur le devant de la scène et plutôt trois fois qu’une. Première mise en lumière, vendredi 17 novembre. Des ministres et secrétaires d’Etat sont réunis pour présenter la stratégie de l’exécutif pour mettre en place une «société du bien vieillir». Adaptation des logements, du mobilier urbain, réforme de la tarification des services à domicile, tout y passe… ou presque. Les professionnels du secteur regrettent qu’à l’occasion de cette présentation interministérielle, la question du financement du secteur ne soit pas évoquée.

Même reproche quelques jours plus tard. Le lundi 20 novembre, les députés reprennent l’examen du projet de loi pour bâtir une société du bien vieillir, mis en pause… depuis avril dernier. Le texte, présenté comme une des briques du projet plus global du gouvernement, propose notamment de créer une carte professionnelle pour les aides à domicile, d’utiliser le forfait soins en Ehpad (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), financé par la Sécurité sociale, pour développer la prévention ou encore de faire évoluer les modalités de financement des services d’aide à domicile. Mais, au départ, rien non plus sur le financement du secteur. Or les besoins sont grands. D’après un rapport de Dominique Libault, président du Haut-conseil du financement de la protection sociale, publié en 2019, il faut trouver 10 milliards d’euros supplémentaires par an pour financer le vieillissement de la population.

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Des engagements pris

Pour donner une vision à plus long terme de la politique du grand âge, un amendement adopté en avril lors de l’examen du projet de loi prévoit une loi de programmation pluriannuelle sur le sujet. Le gouvernement s’est engagé à faire cette loi. «Nous voulons nous doter ensemble d’une vision partagée des besoins, des financements, et des responsabilités», a affirmé la première ministre, Elisabeth Borne, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, ce mercredi 22 novembre. La loi de programmation doit permettre de définir pour plusieurs années les besoins de financement du secteur et les mesures à mettre en place.

Avant qu’elle ne prenne forme, il faudra être encore un peu patient. Aurore Bergé, ministre des Solidarités, doit désormais organiser des concertations avec les parlementaires de tous les groupes politiques, les conseils départementaux et les professionnels du secteur pour préparer cette loi. La durée de cette concertation ne sera cependant pas infinie. «Je souhaite qu’un texte puisse être présenté d’ici l’été pour un examen et une adoption au second semestre 2024», s’est engagée la locataire de Matignon.


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Source Capital.fr

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