Ehpad : ce que proposent les candidats à la présidentielle pour les réformer suite au scandale Orpéa

Ehpad : ce que proposent les candidats à la présidentielle pour les réformer suite au scandale Orpéa

Ehpad : ce que proposent les candidats à la présidentielle pour les réformer suite au scandale Orpéa

Ehpad : ce que proposent les candidats à la présidentielle pour les réformer suite au scandale Orpéa

Les réactions ont été quasi immédiates. Après la publication du livre du journaliste Victor Castanet “Les Fossoyeurs”, les principaux candidats à l’élection présidentielle ont rappelé les réformes qu’ils souhaiteraient mettre en place dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). Meilleur encadrement, création de nouvelles places ou encore renforcement des contrôles, voici la liste des principales propositions.

Priorité au recrutement de personnel

Le nombre de personnels présents dans les Ehpad est estimé trop faible par plusieurs candidats à l’élection présidentielle. Ainsi, Marine Le Pen (Rassemblement national) propose d’accroître la présence du personnel médical au sein des Ehpad en dotant chaque établissement d’un médecin coordonnateur et en assurant la présence d’au moins un infirmier 24 heures sur 24. S’il ne s’est pas encore officiellement déclaré, l’actuel président Emmanuel Macron a déjà mis l’accent sur cette question. Ainsi, la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2022 programme une hausse des effectifs de soignants dans les Ehpad à compter de cette année. Le temps de médecin coordonnateur doit être porté au minimum à 0,4 équivalent temps plein (ETP) ce qui veut dire qu’il doit au moins être présent deux jours par semaine dans un établissement. Par ailleurs, l’accent a été mis sur l’encadrement du personnel la nuit avec la mise en place d’une astreinte infirmière. Si en 2020 ce dispositif concernait environ 40 % des établissements, il doit être généralisé dans l’intégralité du parc en 2023.

La LFSS prévoit aussi l’embauche de 10.000 ETP supplémentaires dans les Ehpad dans les cinq prochaines années. Un chiffre loin d’être suffisant pour Jean-Luc Mélenchon. Le candidat de la France Insoumise estime que, pour atteindre un ratio décent d’encadrement, il faut recruter et former au moins 210.000 personnes. Le communiste Fabien Roussel table quant à lui sur la création, d’ici trois ans, de 300.000 emplois en Ehpad.

Même volonté du côté du candidat écologiste Yannick Jadot qui ne donne toutefois pas de chiffres précis. Dans une interview sur Franceinfo le 28 janvier dernier, il affirme pour assurer plus d’accompagnement, mais aussi plus de soin et plus de personnel vouloir “flécher 8 à 9 milliards d’euros supplémentaires”. Ces sommes proviendraient de l’impôt sur les successions des plus grandes fortunes. La socialiste Anne Hidalgo appelle elle aussi à renforcer la présence de personnel dans ces établissements en déployant un plan de formation et de recrutement pour les métiers du grand âge.

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Mieux rémunérer le personnel

Mais pour mettre en place un plan de recrutements aussi important, encore faut-il trouver les professionnels nécessaires. Or le secteur souffre d’un grand manque d’attractivité qui s’explique en partie par des conditions de travail difficiles et par des rémunérations faibles. La majorité des candidats comme Jean-Luc Mélenchon ou encore Valérie Pécresse et Fabien Roussel veulent ainsi mettre en place des politiques de revalorisations salariales pour renforcer l’attractivité de ce secteur. Pour Christiane Taubira, vainqueur de la primaire populaire ce dimanche 30 janvier “la société doit une juste reconnaissance à l’ensemble des salariés du médico-social, ce qui doit passer par une juste revalorisation des salaires”. Elle n’a pour le moment pas détaillé la mesure que pourraient prendre ces revalorisations.

Créer de nouvelles places en Ehpad

Autre point qui réunit plusieurs candidats, la création de nouvelles places en Ehpad. Dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2022, il est prévu la création de nouvelles places en Ehpad à compter de 2024, limitée à un peu plus de 2.000 par an. Le coût de cette mesure est évalué à 80 millions d’euros à l’horizon 2025. Là encore, pour Jean-Luc Mélenchon, cet effort n’est pas suffisant. Il propose la création de 10.000 places supplémentaires chaque année pour faire face au défi démographique. Il précise bien qu’il doit s’agir de places dans les établissements publics. Il propose même d’aller plus loin en développant un réseau public de maisons de retraite avec des tarifs harmonisés et accessibles. S’il ne dit pas combien de nouvelles places il voudrait créer, le candidat écologiste Yannick Jadot, veut mettre des garde-fous en interdisant les nouvelles installations d’Ehpad à but lucratif.

Vers plus de transparence

La dénonciation de faits de maltraitance sur des personnes âgées a de quoi inquiéter les familles. Pour les rassurer et rendre le fonctionnement de ces structures plus transparent, la candidate des Républicains, Valérie Pécresse, veut mettre en place un référentiel obligatoire des établissements publics et privés. Publié pour qu’il soit accessible à tous, il préciserait entre autres la qualité des soins, établissements par établissements. Et pour qu’en cas de problème toute la lumière soit faite, Marine Le Pen demande l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur les faits dénoncés par le livre “Les Fossoyeurs”.

Un renforcement des contrôles

Les situations dénoncées par le livre de Victor Castanet pointent aussi le problème de l’efficacité des contrôles réalisés par les conseils départementaux et les agences régionales de santé. S’ils sont effectués régulièrement, ils peuvent parfois ne pas aller suffisamment dans le détail et ne pas mettre en lumière certaines pratiques abusives. Valérie Pécresse veut renforcer les contrôles de la vie quotidienne en vérifiant par exemple la qualité de l’alimentation, des soins d’hygiène ou encore des activités proposées aux résidents. Et si les contrôles montrent des pratiques abusives ou ne respectant pas la dignité des personnes âgées, elle prône leur fermeture et la poursuite judiciaire de leurs dirigeants. Interrogé sur la question dans l’émission Bonjour chez vous sur Public Sénat le 26 janvier, le candidat de Reconquête Eric Zemmour invite à renforcer les contrôles de ces structures en amont. “Il faut exiger des clauses pour bien être sûr que tout ne va pas être sacrifié à la rentabilité pour la nourriture, pour les soins, pour le nombre de personnels, a-t-il affirmé. Les agréments existent, d’après moi ils ne sont pas assez sérieux”, a-t-il ajouté.

Source Capital.fr

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