La difficile gestion des réserves des caisses de retraite

La difficile gestion des réserves des caisses de retraite

La difficile gestion des réserves des caisses de retraite

La difficile gestion des réserves des caisses de retraite

C’est un matelas de sécurité peu connu mais qui a son importance en cas de crise. De nombreuses caisses de retraite se constituent des réserves en cas de coup dur ou pour faire face à un déclin démographique annoncé. La Cour des comptes s’est penchée sur le fonctionnement de ces réserves qui, fin 2020, représentaient 164,3 milliards en valeur nette comptable. Pour voir la façon dont ces sommes sont gérées, les Sages de la rue Cambon ont analysé leur utilisation pendant la première vague du Covid 19 au printemps 2020.

Les magistrats financiers regrettent que, lors de la crise, les caisses de retraite n’aient pas utilisé leurs réserves de façon optimale. Rappelons le contexte. En mars 2020, de nombreuses activités s’arrêtent ou ralentissent considérablement. Les caisses de retraite doivent alors faire face à un manque de ressources lié notamment à un report de cotisations pour de nombreux indépendants mais aussi au fort taux d’activité partielle des salariés, période qui ne génère pas de cotisations. Au même moment, les marchés ont été soumis à de fortes variations.

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Une précipitation qui peut coûter cher

Plusieurs régimes ont alors décidé de puiser dans leurs réserves, par exemple pour mettre en place des mesures d’aide pour leurs affiliés. “La crise a en effet montré que la mobilisation de réserves de moyen-long terme dans l’urgence, dans un contexte de marché dégradé, n’était pas optimale”, estime la Cour des comptes. Les caisses se sont libérées de certains de leurs actifs (actions, obligations, valeurs immobilières…) à un moment où les cours étaient dégradés, passant donc à côté de plus-value.

Pour illustrer ce propos, la Cour des comptes prend l’exemple du Fonds de réserve pour les retraites (FRR). Contrairement aux autres, cette réserve n’est pas affiliée à une caisse mais a été mise en place au début des années 2020 par l’État pour anticiper l’arrivée des baby-boomers à la retraite. Son fonctionnement est cadré et il avait été par exemple défini qu’en 2020, le FRR devait commencer à verser une soulte à la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav). Ce qui a été fait le 29 juillet 2020. “L’opération a nécessité la vente par le FRR de 1,65 milliard d’actions et de 2,78 milliards d’obligations, le solde provenant de liquidités du fonds”, détaille le rapport de la Cour des comptes. Or, ce versement s’est effectué à un moment où la tendance du marché était baissière. “Cet épisode témoigne des risques financiers liés à la mobilisation hâtive de réserves lorsque les instruments dans lesquels elles sont investies ne les destinent pas à un usage de court terme”, pointent les magistrats financiers.

Pour éviter que ces situations ne se reproduisent et optimiser la gestion des réserves, les Sages de la rue Cambon préconisent de faire appel à des experts qui pourraient venir d’un organisme indépendant. Ils pourraient alors arbitrer entre la gestion d’actifs sur le moyen-long terme et ceux que l’on peut mobiliser en cas de crise.

Source Capital.fr

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