Orpea : des directeurs d'Ehpad dénoncent la responsabilité de l'État dans ces situations de maltraitance

Orpea : des directeurs d’Ehpad dénoncent la responsabilité de l’État dans ces situations de maltraitance

Orpea : des directeurs d’Ehpad dénoncent la responsabilité de l’État dans ces situations de maltraitance

Orpea : des directeurs d'Ehpad dénoncent la responsabilité de l'État dans ces situations de maltraitance

Les pratiques du groupe Orpea dénoncées dans le livre-enquête Les Fossoyeurs n’ont pu se développer qu’en raison de « l’incurie » de l’État, estime l’association des directeurs d’Ehpad et de services à domicile (AD-PA), qui a publié jeudi une série de propositions pour refondre le système de prise en charge des personnes âgées. »Si elles sont avérées », les « déviations » du groupe Orpea « n’ont pu se développer que dans un terreau fertile, qui est celui de l’incurie sur ces sujets de l’État », a dénoncé lors d’une conférence de presse Pascal Champvert, président de l’AD-PA.

Dans Les Fossoyeurs, le journaliste Victor Castanet décrit un système où les soins d’hygiène, la prise en charge médicale et la nourriture sont rationnés en vue d’améliorer la rentabilité des établissements Orpea, aux tarifs parfois très élevés. Des accusations que le groupe réfute en bloc. L’État est « responsable » d’une telle situation de maltraitance des personnes âgées « pour ne pas avoir mis en place de ratio minimum de personnels », a précisé Pascal Champvert. Une telle affaire ne serait pas possible dans le secteur de la petite enfance, selon lui, car de tels ratios sont imposés dans les crèches.

« Nous avons été complices de ce système », a admis le président de l’association des directeurs, qui souhaite une profonde transformation. »Il faut sortir du système avec une réglementation spécifique pour les personnes âgées vulnérables » pour aller vers un système « avec les mêmes règles que dans un habitat collectif classique », a décrit le directeur de l’AD-PA Romain Gizolme.

Permettre aux personnes âgées de recevoir des visites à l’heure qui leur convient, d’avoir un animal de compagnie ou de meubler leur logement à leur goût : l’AD-PA a formulé 44 propositions qu’elle compte soumettre aux candidats à l’élection présidentielle. Par ailleurs, une douzaine d’organisations professionnelles, dont l’AD-PA, le Synerpa et l’Adedom, ont demandé jeudi dans une tribune que les candidats à l’élection présidentielle s’engagent à mettre en œuvre une réforme pour prendre en charge le grand âge, dès le début de la prochaine mandature.

Source Capital.fr

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