Retraite à 65 ans : combien gagnerez-vous en travaillant plus longtemps ?

Retraite à 65 ans : combien gagnerez-vous en travaillant plus longtemps ?

Retraite à 65 ans : combien gagnerez-vous en travaillant plus longtemps ?

Retraite à 65 ans : combien gagnerez-vous en travaillant plus longtemps ?

Travailler plus mais pour gagner combien en plus ? Des candidats à la présidentielle, Emmanuel Macron (En Marche), Valérie Pécresse (Les Républicains) et Eric Zemmour (Reconquête!) proposent de relever l’âge légal de départ à la retraite à 64 ou 65 ans. En repoussant cette barrière, mécaniquement le niveau des pensions augmentera. Sans attendre cette possible réforme et les évolutions qu’elle pourrait avoir notamment sur les dispositifs de surcote et de décote, il est déjà possible de chiffrer la hausse de pension lorsque vous travaillez un ou deux ans de plus.

Le cabinet spécialisé Optimaretraite a présenté, pour Capital, plusieurs cas réels de simulation de pension. Homme, femme, marié, célibataire, salarié (avec plusieurs niveaux de revenus), artisan/commerçant, profession libérale, les profils proposés sont variés afin que vous puissiez trouver celui qui se rapproche le plus du vôtre. Autre donnée à prendre en compte dans ces simulations, la durée de cotisation pour percevoir le taux plein. Une réforme (dite réforme Touraine) est en cours. Elle fait augmenter progressivement le nombre de trimestres nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein. Ainsi, à partir de la génération née en 1973, il faudra avoir cotisé 43 ans pour obtenir le taux plein. Au-delà de la question de l’âge légal, c’est souvent le fait d’avoir une retraite sans décote qui permet de décider quand vous voulez partir.

Cas 1 : Un salarié pacsé, deux enfants, né en 1963. Salaire annuel brut : 38.181 euros

Dès 60 ans, notre exemple a suffisamment de trimestres pour partir à la retraite. Et comme il a commencé à travailler avant 20 ans, il peut donc partir dès 60 ans en 2023. Sa retraite serait alors de 1.855 euros net. S’il attend 62 ans pour partir, sa retraite grimpera à 1.913 euros. Si le dispositif de carrière longue perdure et que l’âge est relevé, on peut alors penser que, mécaniquement, l’âge de départ à la retraite pour carrière longue sera relevé de quelques années. Si c’est 62 ans, notre exemple devra donc travailler deux années de plus pour obtenir une hausse de 58 euros par mois de sa pension. Poussons l’exemple plus loin pour savoir ce que lui rapporterait de travailler jusqu’à 64 ans et 65 ans. Il gagnerait alors respectivement 232 euros et 330 euros de plus par mois comparé au niveau de sa pension s’il prenait sa retraite à 60 ans. Reste encore à savoir comment le dispositif de surcote sera maintenu.

Cas 2 : une salariée divorcée avec trois enfants, née en 1962. Salaire brut annuel : 52.317 euros

Comme il a commencé à travailler tôt, notre exemple peut partir avec une retraite à taux plein en 2024 dès 62 ans. Le niveau de sa pension s’élèverait alors à 2.211 euros. En travaillant deux ans de plus et en attendant 64 ans, notre exemple gagnerait 211 euros de plus par mois, sa pension s’élevant à 2.422 euros. En travaillant un an supplémentaire, il gagnerait 115 euros de plus pour atteindre une pension à 2.537 euros.

Cas 3 : un cadre supérieur marié avec un enfant, né en 1964. Salaire annuel brut : 132.000 euros

Notre exemple peut partir avec une retraite à taux plein à 62 ans et 11 mois. Il pourra alors percevoir une pension mensuelle nette totale (base et complémentaire, nette de prélèvements sociaux) de 4.332 euros. S’il décide de partir avant, il subira une décote. En arrêtant son activité à 62 ans et 2 mois, sa pension baisserait de 248 euros par mois et serait alors de 4.084 euros. Si après la présidentielle, l’âge légal de départ à la retraite est relevé, notre exemple devra alors continuer à travailler plus longtemps même s’il peut obtenir une retraite à taux plein.

Ainsi, si le curseur est relevé à 64 ans, comme le propose le candidat à la présidentielle Eric Zemmour, notre exemple partira alors à la retraite en 2028. Il aura cotisé 174 trimestres et touchera une pension de 4.588 euros par mois, soit une hausse de près de 6%. Si l’âge est reporté à 65 ans comme le proposent Emmanuel Macron (En Marche) et Valérie Pécresse (Les Républicains), alors il aura cotisé 178 trimestres (soit 44,5 ans) au moment de partir à la retraite et percevra une pension mensuelle nette de 4.775 euros.

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Cas 4 : une cadre supérieure, célibataire née en 1966. Salaire annuel brut : 305.030 euros brut

Notre exemple a commencé à travailler à 22 ans. Lorsque cette cadre supérieure aura 62 ans en 2028, si elle veut partir à la retraite, elle subira une décote puisqu’il lui manquera 10 trimestres de cotisation. Elle touchera alors une pension de 6.395 euros par mois. Pour partir avec une retraite à taux plein, elle devra attendre d’avoir 64 ans et 5 mois. Si elle décide d’attendre le taux plein pour partir, sa pension s’élèvera alors à 7.957 euros par mois. Dans le cas d’une réforme qui repousserait l’âge légal de départ à 65 ans, elle devra attendre uniquement quelques mois supplémentaires pour partir à la retraite. En partant à la retraite à 65 ans, elle gagnera 242 euros de plus par mois passant de 7.957 euros net par mois à 8.199 euros net par mois.

Cas 5 : un artisan/commerçant né en 1965, marié, père d’un enfant. Revenu annuel net : 80.770 euros

Comme il a commencé à travailler avant 20 ans, notre exemple peut partir avec une retraite à taux plein dès 60 ans. Le montant de sa pension sera alors de 2.279 euros net. S’il travaille jusqu’à 62 ans, il gagnera alors 179 euros de plus par mois. Ensuite, travailler deux ans de plus lui permet d’augmenter sa pension de 212 euros par mois. Une année supplémentaire, entre 64 et 65 ans, lui permet d’atteindre une pension de 2.689 euros, soit un gain de 115 euros par mois.

Cas 6 : une femme, profession libérale, mariée avec deux enfants, née en 1979. Revenu annuel net de 110.000 euros

Notre exemple pourrait faire partie des générations concernées par un report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ou 65 ans. Si l’âge légal restait à 62 ans, cette médecin pourrait partir avec une retraite à taux plein à 62 ans et 2 mois, avec une pension mensuelle nette totale de 3.202 euros. Si l’âge légal de départ était porté à 64 ans, elle devrait alors travailler deux ans de plus même si elle a déjà le taux plein. En restant avec la législation actuelle, sa pension augmenterait de 477 euros par mois (3.679 euros) et en travaillant trois ans de plus, la hausse atteindrait 729 euros par mois.

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Source Capital.fr

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