Retraite complémentaire Agirc-Arrco : les différents scénarios de revalorisation au 1er novembre

Retraite complémentaire Agirc-Arrco : les différents scénarios de revalorisation au 1er novembre

Retraite complémentaire Agirc-Arrco : les différents scénarios de revalorisation au 1er novembre

Retraite complémentaire Agirc-Arrco : les différents scénarios de revalorisation au 1er novembre

De combien va augmenter la retraite complémentaire Agirc-Arrco au 1er novembre prochain ? Cette question que peuvent se poser les ex-salariés du privé n’a pas encore de réponse définitive. Pourtant, au départ, les règles sont plutôt claires. Exposées dans un accord national interprofessionnel (ANI) de 2019, la revalorisation de la valeur de service du point, qui sert à augmenter les retraites, est établie en fonction des chiffres de l’inflation hors tabac publiée dans la note de conjoncture de l’Insee en juin, soit 1,4% en juin 2021.

Le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco, qui réunit plusieurs partenaires sociaux, a cependant la latitude de modifier cette revalorisation de plus ou moins 0,2 point. Mais estimant que le régime pourrait sortir de sa trajectoire financière d’ici quelques mois, en juillet dernier, un avenant à l’accord de 2019 a été présenté pour permettre de baisser le niveau de revalorisation jusqu’à 0,5 point en dessous de l’inflation. Ce texte a ensuite été soumis à la signature des partenaires sociaux. S’il recueille l’unanimité du côté du patronat (Medef, CPME et U2P), c’est loin d’être le cas pour les organisations syndicales. Seules deux, la CFTC et la CFDT l’ont signé. Les trois autres, la CFE-CGC, la CGT et FO l’ont refusé.

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Même si ces trois organisations syndicales représentent plus de 50% des voix, leur non signature n’empêchera pas l’avenant de rentrer en vigueur. Dans les statuts de l’Agirc-Arrco, pour qu’un avenant soit considéré comme nul, il faut que plus de 50 % des voix des organisations syndicales le récusent. Si elles décident simplement de ne pas le signer, cela ne suffit pas. Pour le moment, la position de la CFE-CGC n’est pas encore connue. François Hommeril, son président, doit donner sa décision définitive ce mardi 21 septembre. Même chose du côté de la CGT. “Nous étudions toutes les solutions pour faire tomber l’avenant mais il est un peu tôt pour en donner les détails”, affirme Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT. Du côté de Force ouvrière, si l’on refuse de signer l’avenant, le syndicat ne devrait pas décider de le récuser. Le seul refus de FO de ne pas dénoncer l’accord suffirait à le valider.

Les organisations syndicales ont jusqu’au 1er octobre pour faire connaître leur position définitive. Si à cette date l’accord n’a pas été contesté, il sera alors considéré comme valide. Si à l’inverse les trois organisations non signataires récusent l’avenant, ce dernier pourrait être caduque avec pour conséquence le gel pur et simple des pensions au 1er novembre. Toutefois, les organisations syndicales doutent du fait qu’annuler l’avenant entraînerait automatiquement un gel de la valeur de services du point. Elles cherchent actuellement à se faire confirmer ce point juridique.

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Si l’avenant est validé, ce sera alors au conseil d’administration de l’Agirc-Arrco de le mettre en œuvre. Il doit se réunir le 7 octobre prochain. Là encore un doute subsiste. L’avenant permet aux gestionnaires de l’Agirc-Arrco de revaloriser les pensions jusqu’à 0,5 point en dessous de l’inflation. Mais il peut très bien être décidé que cette revalorisation soit plutôt inférieure de 0,4 point ou de 0,3 point. La fourchette de la revalorisation serait donc comprise entre 0,9% et 1,4% (niveau de l’inflation au 1er juin 2021), ce qui ferait mécaniquement perdre du pouvoir d’achat aux retraités. Seule chose certaine pour le moment, la revalorisation des retraites complémentaires sera effective au 1er novembre prochain.

Source Capital.fr

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