Salarié à temps partiel : pourquoi ne pas opter pour la retraite progressive

Salarié à temps partiel : pourquoi ne pas opter pour la retraite progressive

Salarié à temps partiel : pourquoi ne pas opter pour la retraite progressive

Salarié à temps partiel : pourquoi ne pas opter pour la retraite progressive

Accessible deux ans avant l’âge minimum de la retraite, soit à partir de 60 ans, la retraite progressive offre une transition en douceur entre vie professionnelle et retraite en permettant à ceux qui le souhaitent de finir leur carrière par une période de travail à temps partiel. Fin 2019, un peu plus de 22.000 personnes étaient en retraite progressive, contre seulement 5.700 fin 2015.

L’intérêt de ce dispositif ? A la différence du cumul emploi retraite qui consiste à demander le versement de sa retraite puis à reprendre une activité professionnelle une fois “retraité” mais qui ne permet pas d’accumuler de nouveaux droits à retraite – vos cotisations sont versées à fonds perdus même si vous reprenez une activité relevant d’un autre régime de retraite que celui qui vous verse vos pensions – la retraite progressive vous permet d’améliorer le montant de votre future retraite. Lorsque vous cesserez définitivement de travailler, on recalculera le montant de votre retraite pour tenir compte des droits supplémentaires – trimestres et points de retraite complémentaire – que vous avez acquis en contrepartie de votre activité à temps partiel.

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Pour entrer en retraite progressive, il suffit d’avoir 60 ans et d’avoir validé 150 trimestres, tous régimes confondus, régimes spéciaux compris. Autrement dit, même si vous n’avez pas la durée d’assurance requise pour le taux plein correspondant à votre génération, il est parfaitement possible d’opter pour la retraite progressive dès 60 ans. Il faut produire à l’appui de votre demande, un ou plusieurs contrats de travail à temps partiel, dont la durée exprimée en heures représente entre 40 % et 80 % d’un temps plein.

Si vous exercez plusieurs activités à temps partiel ou êtes employé par plusieurs “particuliers employeurs” (assistantes maternelles, salariés à domicile), les durées de vos différents temps partiels sont totalisées pour apprécier si vous respectez ces limites. Votre ou vos contrats peuvent être en cours à la date de votre demande. Il n’est donc pas nécessaire de réduire effectivement votre temps de travail pour demander à profiter de la retraite progressive.

Moralité ? Si vous travaillez déjà à temps partiel, vous avez intérêt à demander la retraite progressive dès 60 ans, même si vous n’avez pas l’intention de prendre votre retraite prochainement et souhaitez pouvoir continuer à travailler jusqu’à 67 ans, voire au-delà. Cela vous permettra de commencer à percevoir une partie de vos pensions de retraite en plus de votre salaire actuel, sans avoir rien à modifier vos horaires de travail sous réserve d’avoir un temps partiel compris entre 40 % et 80 % d’un temps plein.

Autrement dit, le simple fait de demander à bénéficier de la retraite progressive vous permettra de gagner plus qu’aujourd’hui sans avoir quoi que ce soit à changer dans votre rythme de travail. Par exemple, si vous travaillez à mi-temps, le passage en retraite progressive vous permettra de toucher en plus de votre salaire calculé sur la base d’un mi-temps la moitié de la retraite à laquelle vous pouvez prétendre, compte tenu des droits que vous avez accumulés à 60 ans. Si vous êtes à 80 %, la retraite progressive vous permettra de toucher 20 % de vos pensions de retraite en plus de votre salaire à temps partiel, etc. Le pourcentage de la retraite versée pendant la période de retraite progressive est inversement proportionnel à la quotité travaillée.

En outre, comme vous êtes déjà à temps partiel, cela n’aura aucune incidence sur le montant de la retraite à laquelle vous pouvez prétendre à terme puisque vous allez continuer à cotiser sur la même base qu’aujourd’hui. Une aubaine dont il serait dommage de ne pas profiter !

Source Capital.fr

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